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UN VACCIN UNIVERSEL CONTRE LA GRIPPE ? Et si les virus n'étaient pas ce qu'on croit...

 

Top Santé sonne la victoire prochaine contre ce mal saisonnier : une étude scientifique a, paraît-il, fait un grand pas dans la mise au point d’un vaccin universel contre les virus de la grippe.

 

– Pourquoi un vaccin « universel » ?

 

– Parce que ce méchant virus a l’habitude de muter chaque année. On en compte quatre souches principales, A, B, C et D. Il faut donc prévoir pour chaque nouvel hiver un vaccin ad hoc. Ça coûte : recherches, mises au point, et surtout « précognition » : on ne sait jamais ce que va être le virus de l’an nouveau. Les fabricants de vaccins en sont réduits à consulter les services météorologiques, alias l’OMS, pour savoir quel vaccin sauvera le monde. D’où un manque d’efficacité notoire des vaccinations, et trop peu d’engouement du public pour faire honneur aux bénéfices des grands laboratoires.

 

Il était temps de remédier à cette situation. Les spécialistes des universités australiennes de Melbourne et Monash en matière d'immunologie viennent de publier un article dans la revue Nature Immunology. En peine épidémie de grippe (2800 morts en France cet hiver malgré les vaccinations), la nouvelle a fait grand bruit dans le monde médical.

 

Le principe consiste à aller chercher dans les cellules du système immunitaire dites « tueuses » les secrets qui les rendent capables de reconnaître et lutter contre toutes les mutations du virus grippal. On pourra alors les administrer à grande échelle, afin que l’humanité soit une fois pour toutes débarrassée de ce fléau universel.

 

Ainsi plus besoin de surveiller les évolutions imprévisibles du virus ennemi, comme s’en charge l’OMS deux fois par an – pour un résultat plutôt minable : cette année, on prévoit 59 % d’efficacité pour le vaccin contre le virus AH1N1 et un petit 19 % pour le AH3N2. Autant planifier d’avance les congés maladie…

 

– Si ça peut sauver des vies...

 

– Et si toute cette affaire reposait sur une fable ? La fable du méchant virus qui, comme son nom l’indique (virus signifie « poison » en latin), nous attend avec les pires intentions à chaque retour de froid. On en a marre d’éternuer, moucher, cracher, s’enfiévrer, risquer la mort comme le rappellent régulièrement les statisticiens du lobby pharmaceutique... 2800 par an, sur 60 millions, ça fait une chance sur 20000 de mourir dans l’année. C’est assez impressionnant : le même risque à peu près que de mourir d’accident de voiture.

 

Chose bizarre : notre ADN, à qui nous devons le miracle d’exister, se compose pour la plus grande part (90%) de séquences identiques aux séquences virales. Nous sommes en quelque sorte une collection de virus ambulante.

 

Autre chose bizarre : bien des virus, baptisés « bactériophages », tuent des bactéries pathogènes et semblent donc être nos alliés. Pour quelle raison sinon les tueraient-ils ? Un parasite n’a en principe pas d’utilité à anéantir son hôte. Rien ne les empêcherait de se multiplier au dépens de la bactérie sans la condamner à mort.

 

Troisième point difficilement explicable : les virus savent entrer dans nos cellules comme le ferait une clé dans une serrure de sûreté. Pour y pénétrer, ils doivent arborer des séquences génétiques calquées sur celles de nos cellules. Aussi difficile à mettre sur le compte du hasard que pour votre prochain cambrioleur de visualiser le profil de votre clé Yale. Même statistiquement beaucoup moins probable !

 

Pourtant, le langage médical ne laisse planer aucun doute : le virus s’introduit dans la cellule en traversant subrepticement la membrane, dont il connaît§ le code secret, puis gagne le noyau où s’élaborent les mécanismes vitaux. Et là, il met à exécution ses intentions mortifères : « il détourne à son profit la machinerie cellulaire dans le but de se reproduire ». Vous avez maintes fois entendu la formule. Puis toute cette progéniture, des centaines de clones, traverse la membrane tout en emportant le code secret qui leur permettra de pénétrer dans toutes les cellules apparentées.

 

– Déclencher des maladies, ça équivaut bien à de mauvaises intentions !

 

– Un point aurait pourtant pu troubler les auteurs de la fable : un virus n’est pas vivant. Il ne respire pas, il ne mange rien, il ne sait pas se reproduire sans dépendre d’une cellule. Il n’a donc pas d’intention, ni de bonne ni de mauvaise. Ni aucun intérêt à faire du mal.

 

Et surtout : comment le premier virus a-t-il pu procéder ? Il n’avait statistiquement aucune chance de tirer à la loterie la séquence d’ADN nécessaire pour s’introduire dans la cellule cible. D’où lui serait venue cette information ?

 

Il est infiniment plus logique de postuler que le premier virus aurait été engendré par une cellule dans un organisme, de sorte qu’il posséderait d’office les caractéristiques lui permettant d’infecter des cellules de même type. Dès lors, plus de problème de loterie : le virus est doté d’office, par la cellule qui lui a donné naissance, du passe-partout dont il a besoin pour accomplir sa mission.

 

– C’est contradictoire, votre histoire, M. Burger ! Pourquoi l’organisme créerait-il des virus : pour s’administrer des maladies ?… La nature n’est pas folle. Ce serait totalement contraire aux lois de l’évolution.

 

– Je pensais comme vous, il y a cinquante ans. Laissez-moi vous raconter le petit incident qui m’a amené à revisiter mes certitudes. Mes deux premiers enfants allaient à l’école du village, où sévissait une épidémie d’oreillons, maladie virale bien connue. Ma femme et mois guettions les premiers symptômes, prêts à appeler le médecin de service -- bien qu’il n’existe contre les oreillons, comme contre les maladies virales en général, aucun médicament spécifique. Ces symptômes tardaient à venir. Férus d’instincto depuis quelques années, nous avons conclu que notre nouveau régime favorisait les défenses naturelles. Nos enfants avaient résisté au virus mieux que leurs petits camarades, victimes de l’alimentation cuite.

 

Puis voilà que la voisine du rez-de-chaussée décida de se fabriquer des pâtisserie maison. Elle avait grillé des noisettes de son jardin, et voyant l’intérêt de mes deux rejetons pour ce produit « naturel », donc forcément inoffensif, leur en avait laissé picorer une gentille ration. Le soir-même, nos deux petits gourmands gémissaient dans leur lit avec chacun une bajoue lamentablement gonflée et une fièvre carabinée. Le lendemain matin, avant même que nous puissions appeler l’Esculape régional, tout avait disparu.

 

– Donc, le virus des oreillons avait bien pénétré dans l’organisme ?

 

– Exactement ! Instincto ou pas, il avait su forcer les barrières immunitaires. Mais il n’avait pas manifesté de nuisance. Dans un premier temps, j’ai attribué cela au fait que les organismes nourris de manière naturelle avaient de bien meilleures réponses immunitaires. La petite crise nocturne s’était produite parce que les délicieuses molécules de Maillard fabriquées par la pâtissière de l’étage inférieur avait perturbé le système de défense naturel.

 

Puis dans un deuxième temps, il me parut tout de même étonnant que l’organisme soit capable de contrôler l’activité virale de manière à empêcher les symptômes, et néanmoins incapable de surveiller correctement ses frontières. Il serait pourtant plus simple de bloquer l’invasion à la source que de lutter contre l’ennemi après avoir toléré son intrusion et sa multiplication. Pourquoi l’organisme n’a-t-il pas choisi, au cours des temps immémoriaux de l’Évolution, la formule la plus efficace et la moins coûteuse ?

 

Il est d’ailleurs connu que les cellules immunitaires libèrent des protéines spéciales, dès qu’un virus se multiplie, qui empêchent l'intrusion d’un autre virus. C’est pourquoi l’on fait généralement une seule maladie virale à la fois. On peut s’étonner que l’organisme sache se défendre contre un deuxième virus, alors qu’il est déjà affaibli par le premier, mais ne sache pas se défendre contrel le premier, alors qu’il dispose encore de tous ses moyens.

 

À force de m’interroger, je commençai dans un troisième temps à douter très sérieusement de la « méchanceté » des virus. S’ils pénètrent dans l’organisme, ou plutôt : si l’organisme les laisse pénétrer, sans que cela ne produise aucun dégât, dans le cadre d'une alimentation naturelle, c’est peut-être parce qu’ils participent à un processus biologique programmé, et donc doté d’une utilité quelconque.

 

– Vous êtes bien optimiste, la nature peut avoir des ratés !

 

– Il me semble plutôt ridicule de penser qu’un virus puisse être animé d’une « mauvaise intention ». Un virion est un ensemble d’informations, écrites dans le même langage que nos gênes, emballées dans une capsule à la manière d’une longue circulaire pliée dans une enveloppe, avec un code-barre lui permettant d’être reconnu et d’arriver à la bonne adresse. Il n’y a pas d’intention dans un colis postal, ni de volonté de nuire dans un colis piégé. À moins d’admettre que les virus soient l’œuvre du diable – et d’un diable superintelligent !

 

Une quelconque « volonté » ne peut exister que du côté de l’organisme qui, lui, est un tout organisé bien vivant, et poursuivant toutes sortes de finalités : survivre, maintenir ses équilibres, se reproduire, se détoxiquer etc. Mais lui non plus ne devrait avoir de mauvaise intention dirigée contre lui-même, ni laisser entrer des colis piégés susceptibles de détruire ses cellules constitutives. Ce serait effectivement contraire aux lois de l’Évolution. De quoi penser que le processus viral devait être un processus vital plutôt qu’un processus mortifère.

 

Je me réveillai le lendemain matin la tête à l’envers : et si le virus avait une utilité bien précise ? S’il était produit par une cellule dans un certain but, et multiplié de manière à permettre à toutes les cellules du corps de profiter de la même utilité ? Puis transmis aux autres organismes, sous couvert de contagion, de manière à les en faire profiter eux aussi ? Ce serait donc un mécanisme utile à l’espèce, dont Darwin aurait très bien pu prévoir la mise au point au fil de l’évolution…

 

– Mais on sait que le virus se multiplie au dépens de la cellule. Si les cellules meurent, je ne vois pas comment le processus pourrait être utile !

 

– La question est de savoir combien de cellules meurent, et si cela pose un problème à l’organisme. Le bilan dépend de la vitesse du processus : si l’organisme est capable de remplacer les cellules mortes assez vite pour ne pas en souffrir...

 

Les cellules se renouvellent constamment, les vieilles cellules meurent, sont évacuées et remplacées par des cellules jeunes, dans la plupart des tissus. Je n’ai pour le moins jamais vu de patient atteint de grippe dont l’on ne retrouve qu’un squelette et une flaque de sang à l’issue de la phase virale !

 

– Vous iriez donc prétendre qu’avec une alimentation naturelle, il n’y aurait plus de virus dangereux ?

 

– Là, vous me forcez la main : il pourrait exister des virus dangereux, voire mortels, pourquoi pas. Cela peut être utile à l’évolution d’une espèce, par exemple en cas d’explosion démographique : autant réduire la population si c’est pour assurer la survie écologique de l’espèce. De tels virus dangereux pourraient aussi assurer la sélection des individus les mieux adaptés à une situation donnée. Rien ne s’oppose à ce que l’Évolution ait prévu de tels mécanismes. Peut-être est-ce le cas du virus Ebola, qui produit effectivement des hémorragies. Encore qu’il faudrait examiner comment ce virus évolue dans le cadre d’une alimentation 100 % naturelle, ce que personne n’a fait à ce jour.

 

Je parle ici des virus courants : grippe, choryza, oreillons, rougeole, rubéole, varicelle, herpès, gastro-entérite, hépatite etc. L’observation du cours de ces maladies sous instincto montre qu’elles se déroulent systématiquement sous forme fruste, c’est-à-dire sans symptômes pénibles ou invalidants, et sans laisser de séquelles. Le plus souvent de manière totalement silencieuse. Sous réserve d’un bon équilibre nutritionnel, elles s’accompagnent plutôt d’un sentiment de bien-être, dans la mesure où l’on ne sollicite pas importunément l’organisme.

 

– Admettons. Si l’on postule que l’organisme produit ses propres virus, il est logique de supposer que ces virus aient une utilité. Mais à quoi, selon vous, pourraient-ils bien servir ?

 

– Il suffit d’observer ce qui se passe pendant une maladie virale : on constate toujours des « sorties de matières ». Que ce soit de la transpiration, du catarrhe, des éruptions, de la diarrhée, des vomissements, des verrues, il y a en fait chaque fois exportation de matériel. Il faut donc se demander de quelles matières l’organisme pourrait avoir intérêt à se débarrasser.

 

Les médecins d’antan disaient qu’il fallait « laisser sortir une grippe ». Il auraient dû dire plutôt qu’il fallait « laisser la grippe sortir quelque chose », en l’occurrence des matières indésirables. Peut-être avaient-ils l’intuition que quelque chose sortait effectivement du corps pendant la grippe mais, ne sachant le définir, se contentaient-ils de la forme intransitive du verbe...

 

– Toute cette démonstration me paraît saugrenue. Les virus provoquent tout de même des maladies, il est donc raisonnable de les combattre en tant qu’agents pathogènes, même si les symptômes sont minimes avec votre alimentation de primate… Pensez par exemple au SIDA ! Que ferait-on sans médicaments antiviraux ?

 

– Voilà justement un point clé : les trithérapies contiennent plusieurs molécules « antivirales », censées ralentir le processus viral en l’inhibant de différentes façons. Mais cela ne se fait pas sans en payer le prix. Vous trouverez sur Seronet la confession suivante : « Les malades vivant avec le VIH (traités par antiviraux) vieillissent plus vite et avec plus d'intensité, en présentant davantage de troubles cardiovasculaires et une baisse plus rapide des capacités cognitives que le reste de la population ». Si le fait de ralentir le processus viral a pour effet de pénaliser les processus vitaux, cela ne serait-il pas parce que le processus viral est précisément un processus vital ?

 

– Vous n’allez pas me dire que le SIDA est un processus vital ?!

 

– Ce qui fait peur, dans le SIDA, ce sont les maladies « opportunistes ». Elles peuvent effectivement faire beaucoup de dégâts. Mais elles ne sont pas obligatoires. De même que les symptômes des oreillons n’apparaissaient chez mes enfants qu’après consommation de noisettes grillées, il faudrait savoir comment se présentent les symptômes du SIDA lorsque le malade ne consomme aucun aliment dénaturé.

 

Cette expérience, j’ai pu la faire auprès d’une bonne vingtaine de sidéens, qui ont effectivement vu leurs symptômes, pour certains très avancés, régresser de manière significative en quelques mois d’alimentation naturelle. Malheureusement, traiter le SIDA par l’alimentation paraissait une ineptie, à l’époque : j’en ai fait les frais, les résultats que j’ai annoncés sur ce virus m'ont valu une phénoménale campagne de dénigrement de la part des médias, et une condamnation pour exercice illégal de la médecine !

 

Notez que de nombreuses espèces animales ont leur propre virus : le SIV chez les singes, le MIV chez les rongeurs, le LIV chez les lions. Cela ne semble pas les gêner,  dans la nature. Il a même été signalé que les singes que l’on nourrit d’aliments naturels en captivité ne développent pas de symptômes, alors que ceux que l’on nourrit avec des aliments dénaturés tombent malades comme les humains.

 

– Alors, quand le professeur Montagnier, découvreur du VIH, parle de stress oxydatif comme étant la cause profonde de l’épidémie de SIDA…

 

– Je suis convaincu qu’il a raison, et j’admire la capacité de remise en question qui lui a permis de passer du paradigme de l’agent pathogène à un paradigme de terrain. Remarquez que, lui aussi, a été vilipendé par ses pairs pour avoir osé dire une chose pareille…

 

La thèse classique veut que le VIH provoque une déficience de l’immunité. Le système immunitaire paraît ouvrir toute grande la voie à certaines maladies, comme si le corps était incapable de se défendre. Mais attention : si ces maladies opportunistes restent inoffensives dans le cadre d’une alimentation naturelle, on peut, tout comme pour les virus ordinaires, postuler qu’elles aient une utilité.

 

Aucune observation n’a malheureusement pu être faite dans ce sens par les chercheurs « institutionnels », car les antiviraux très nocifs des années 80 (l’AZT par exemple), ont complètement masqué les phénomènes. Le fait que les antiviraux accélèrent le vieillissement va toutefois tout-à-fait dans le sens d’une finalité biologique associée au VIH : en l’empêchant d’accomplir sa mission, on porte préjudice à l'ensemble des processus vitaux.

 

– Et le virus de la polyomiélite : comptez le nombre d’existences gâchées par ces paralysies invalidantes avant l’introduction du vaccin Salk…

 

– Sans doute. Mais ce virus mérite justement que l’on se pose quelques questions : l’enfant contaminé ne développe une paralysie que dans un cas sur mille ! Et dans trois cas sur quatre, cette paralysie est réversible. Si les pilotes de Formule 1 ont en moyenne un accident grave lors d’une course sur 4000, peut-on en conclure que les courses automobiles ont pour but de tuer des coureurs ?

 

Le tableau de la polio fait beaucoup plus penser à des accidents de parcours provoquant chez certains sujets sensibles, ou plus mal alimentés, des lésions du système nerveux, qu’à une entreprise générale visant à rendre tout le monde invalide.

 

– C'est tout de même grâce la vaccination que la variole a été éradiquée ?

 

– Sans doute. Mais c'est peut-être dommage... Ce virus extrêmement répandu avait peut-être une fonction importante. Est-ce le hasard, mais son éradication coïncide avec l'explosion des maladies de civilisation, cancers, maladies cardiovasculaires, caries dentaires. Mieux aurait valu chercher du côté de l'alimentation pour minimiser les symptômes tout en respectant la nature.

 

– Et vous seriez le seul à émettre cette hypothèse : que les virus auraient une utilité ?

 

– Depuis Pasteur, la médecine s’est développée sous l’égide de l’AGENT PATHOGÈNE. Face à toute maladie contagieuse, elle cherche le microbe, virus, bactérie, mycose, parasite, qu’elle rend alors responsable du processus morbide et qu’elle tente de combattre, souvent sans résultat – notamment pour les virus.

 

Ce que je propose est un paradigme un peu plus sophistiqué : que ladite « maladie contagieuse » serait en effet associée à la présence d’un virus ou d’une bactérie, mais que les symptômes n’apparaissent que sous l’effet de certains facteurs environnementaux, comme une alimentation inappropriée. Au lieu de voir dans le virus ou la bactérie une cause de maladie, cela revient à considérer ces microbes comme les agents d’un processus biologique, qui ne peut être considéré en lui-même comme pathologique, sachant que les symptômes morbides n’apparaissent que lorsque l’alimentation ou l’environnement s’écartent des lois naturelles.

 

Le premier réflexe, lorsqu’on a découvert la flore intestinale, a été d’élever des animaux axéniques, en évitant par césarienne puis par toutes sortes de mesures prophylactiques la moindre contagion bactérienne. On s’attendait à des résultats spectaculaires, mais il a vite fallu déchanter : ces animaux privés de toute bactérie ne se développaient pas normalement, l’intestin était anormalement fragile, ils mouraient prématurément. Il a bien fallu reconnaître l’utilité vitale des bactéries, on sait ajourd’hui à quel point la santé dépend du microbiote.

 

– Cela n’explique toujours pas l’utilité d’un virus.

 

– La médecine est actuellement encore incapable de l’expliquer. Cette utilité semble intrinsèquement liée au facteur alimentaire, et comme celui-ci n’a jamais été pris en compte sérieusement par la recherche médicale...

 

– Franchement, voyez-vous à quel point ce que vous dites est gros ? Vous vous plantez là, seul de votre avis, face à des milliers de chercheurs qui ont consacré leur existence à déterminer les causes des maladies, les propriétés des virus, des bactéries, à rechercher des médications…

 

– Ma fille aînée est virologue. Je lui ai demandé, il y a bien longtemps, de chercher une faille dans ma façon de voir les choses. Au bout de plusieurs années, elle n'en avait toujours pas trouvée. Lorsque je lui demandai ce qu'elle pensait de la théorie, elle me répondit après une hésitation : "Elle est emmerdante..."

 

La question de l’alimentation n’a jamais été formulée de manière fondamentale par la médecine ni par les nutritionnistes. On corrige une carence, on diabolise le cholestérol, on prescrit un régime, mais jamais on ne se demande si les principes mêmes de l’alimentation traditionnelle correspondent aux données génétiques de l’organisme humain. Ce serait pourtant là le point de départ obligé de toute théorie sur la nutrition en rapport avec la santé.

 

Si vous donnez à un lion uniquement des végétaux, et à un bison uniquement de la viande à manger, tous deux finiront en catastrophe. Alors que si vous faites l'inverse, tout se passe bien. Chaque espèce animale a besoin d’une palette alimentaire bien précise, qui corresponde à ses données génétiques.

 

– Ça bien sûr ! Mais on vit quand même bien avec l’alimentation traditionnelle, elle est suffisamment variée pour couvrir tous les besoins. L’espérance de vie n’a fait qu’augmenter depuis un siècle.

 

– Avant de parler d’espérance de vie, il faudrait savoir combien de temps vivrait l’homme moderne sans médecine ! La médecine prolonge singulièrement la durée de vie moyenne en stoppant les infections, en pontant les artères, en opérant les cancers. Mais cette situation ne permet pas de conclure quant à l’état de santé en soi de la population. Il faut prendre en compte l’incidence ou la prévalence des maladies mortifères. Là, le tableau est plutôt sombre : 382 000 nouveaux cas de cancer diagnostiqués en France en 2018, 750 000 personnes touchées par l'Alzheimer (double tous les 5 ans), 2 350 000 par les maladies cardiovasculaires, 9 % de la population mondiale souffrant de diabète… Les chiffres n’ont fait que s’aggraver depuis des décennies. Il faut se boucher les yeux pour conclure à l’innocuité des modes de vie et d’alimentation actuels.

 

L’alimentation courante est certainement assez variée pour couvrir les différents besoins du corps, mais le problème est ailleurs : elle contient toutes sortes de molécules pour lesquelles l’organisme n’est pas forcément programmé génétiquement. Nos enzymes sont prévus pour les molécules apportées par les aliments naturels, et rien ne garantit qu’ils sachent dégrader les molécules de Maillard, les AGE, les ALE et autres composés chimiques qui se forment lors de la cuisson et des mélanges.

 

L’art culinaire s’est mis au point de manière à garantir le plaisir du palais et le confort digestif, mais aucun cuisinier ne s’est jamais soucié du sort que les molécules sortant de la casserole, du four ou de la poêle à frire peuvent connaître à plus long terme dans les méandres du métabolisme.

 

– Oui, on parle maintenant de ces molécules, comme de l’acrylamide. Mais elles ne constituent que de faibles pourcentages à côté des nutriments, et s’éliminent forcément, puisque la majorité des individus ne sont pas malades.

 

– Vous tombez là dans les sophismes : vous négligez justement les taux d’incidence des maladies graves ! Pour avoir une meilleure vision de la situation, il faudrait faire revenir tous ceux qui sont morts prématurément. On se trouverait entouré de zombies, de quoi prendre conscience de la situation réelle ! Et en plus compter comme zombies tous les patients vivants sauvés par la médecine.

 

Vous présupposez que de faibles pourcentages de molécules toxiques peuvent être négligeables : si vous mettez un sucre dans votre réservoir d’essence, le pourcentage de saccharose sera minime, et pourtant votre moteur s’encalaminera au point de tomber en panne. Notez qu’il suffit de toutes petites quantités de certains poisons pour tuer un homme, à peine visibles à l’œil nu.

 

En ce qui concerne la nourriture, vous oubliez l’effet d’accumulation. Des molécules qui franchissent la barrière intestinale mais ne sont pas correctement dégradables par les enzymes existants risquent d’échapper aux mécanismes de détoxication naturels, et de rester prises au piège dans l’organisme. Et si ces molécules sont ingérées régulièrement, même en toutes petites proportions, elles peuvent s’accumuler dans les tissus et créer toutes sortes de désordres. N'oubliez pas qu'un être humain absorbe autour de 30  tonnes de marchandises au cours de sa vie.

 

Le processus est insidieux, c’est pourquoi il n’est pas encore apparu de manière suffisamment claire aux chercheurs. L’acrylamide est un excellent exemple. Autour de l’année 2000, on découvrait sa présence dans toutes sortes de préparations comme les chips, les frites, les biscuits, la croûte du pain, etc. à des taux dépassant largement les normes de l’OMS pour la désinfection de l’eau. Les médias sonnèrent d’abord l’alarme, puis une commission internationale fut nommée et mit environ quatre ans pour enterrer le problème...

 

L’existence d’une molécule comme l’acrylamide aurait au contraire dû mettre la puce à l’oreille des chercheurs. Si la cuisson produit des réactions chimiques capables de générer une molécule toxique que l’on connaissait déjà, elle est aussi capable de produire des myriades d’autres molécules dont on ne connaît ni l’identité ni la nocivité. Ces molécules hétéroclites peuvent s’accumuler dans le corps et produire des troubles de toute espèce. Sans compter encore leurs interactions.

 

– Vous êtes là dans les spéculations.

 

– Dites plutôt : dans les hypothèses. L’hypothèse de l’accumulation de matières indésirables dans l’organisme, issues des réactions chimiques culinaires, est extrêmement probable. On sait aujourd’hui que la paroi intestinale ne constitue pas du tout une barrière fiable, et que toutes sortes de grosses molécules peuvent la traverser – même des débris de plastique que l’on retrouve dans le foie !

 

On sait d’autre part que la cuisine est une forme de chimie de synthèse : elle fait naître dans les aliments préparés une grande variété de molécules qui n’existent pas dans la nature. Mélanger et chauffer des mélanges, c’est à la fois l’art du cuisinier et l’art du chimiste. Or, rien ne dit que notre métabolisme soit programmé génétiquement de manière à savoir dégrader ou éliminer des molécules qui n’ont pas fait partie des processus évolutifs.

 

Il y a donc toutes les chances pour que certaines de ces molécules s’accumulent, on devrait dire « polluent » l’organisme et ses différents tissus, au même titre que les molécules non dégradables que l’on répand dans la nature polluent l’environnement.

 

– J’y croirai, le jour où la science l’aura démontré !

 

– Voilà qui tombe à point nommé : c’est aujourd’hui démontré dans le cas des AGE. Ces molécules, qui sont tout simplement des protéines auxquelles se sont fixées une ou plusieurs molécules de glucose (Advanced Glycation Endproducts) sous l'effet de la cuisson, se retrouvent par exemple dans les plaques d’athérome. Elles sont donc directement liées à un processus hautement pathologique, cause majeure de mortalité dans les pays développés.

 

– Mais alors, pourquoi ne le crie-t-on pas sur les toits ?

 

– Il faudrait commencer par le crier dans les cuisines. La casserole est le centre vital de notre culture, la remettre en cause est déstabilisant à bien des niveaux, individuel, familial, social, philosophique, économique. Face à de tels enjeux, l’esprit des chercheurs peine à formuler des idées neuves et reste plus volontiers dans les ornières de pensée. Dire que l’alimentation traditionnelle est une erreur de culture est tout simplement impossible.

 

Plus prosaïquement, le patient à qui le médecin prescrit de changer de régime change plus volontiers de médecin. Des chercheurs émérites qui ont voulu vérifier mes hypothèses en ont fait la douloureuse expérience : ostracisés par leurs pairs, obligés d’abandonner les recherches entreprises…

 

– Et le rapport avec votre théorie sur les virus ?

 

– On ne peut plus simple : les virus apportent aux cellules des compléments d’information leur permettant d’éliminer les molécules non dégradables qui s’y sont accumulés.

 

– Alors là, je vous arrête : vous disiez vous-même que les virus sont aussi vieux que la vie. Comme la cuisine est relativement très récente, l’Évolution n’a en aucun cas pu mettre au point des processus viraux consistant à éliminer justement ces molécules nouvelles !

 

– Vous oubliez une chose : les molécules qui apparaissent au cours des préparations culinaires peuvent ressembler à des molécules que l’on trouvait dans la nature, quoiqu’à de beaucoup plus faibles concentrations. Lorsque vous passez vos pommes de terre à la poêle, vous synthétisez des doses importantes d’AGE. Dans la nature, les mêmes molécules peuvent apparaître, par exemple sous l’effet des ultraviolets, voire par suite d’un incendie, d’une coulée de lave. Mais ce sont des situations exceptionnelles, qui mettent en jeu des quantités de loin moins importantes et moins régulièrement que ce qui se produit avec la cuisine.

 

Le problème de la pollution cellulaire par des molécules non dégradables (ou non complètement dégradables) est donc un problème très ancien. Ainsi, des mécanismes ont pu se mettre en place afin d’assurer la dépollution des cellules et des tissus.

 

Du fait même que ces accumulations se produisent lentement ou rarement dans la nature, les organismes n’ont pas eu besoin de mécanismes d’élimination permanents (foie, reins), contrairement à ce qu’exigeaient les sous-produits métaboliques des nutriments ordinaires. Il suffisait d’assurer des périodes limitées et occasionnelles de dépollution. Il fallait de plus que ces processus ne mettent pas les organismes en état d’infériorité majeur, afin d’éviter les risques de prédation. C’est exactement ce que l’on peut observer avec les virus courants : ils déterminent des réactions occasionnelles, frustes ou silencieuses, qui s’accompagnent d’éliminations diverses.

 

– Mais pourquoi sont-ils contagieux ? C’est cela qui les rend le plus inquiétants…

 

– Sauf qu’il n’y a pas à s’inquiéter dans un contexte alimentaire naturel. Comme l’activité virale est utile, il est aussi utile qu’elle puisse se transmettre à partir d’un organisme qui aura eu la « chance » de la mettre en œuvre, aux autres organismes de la même espèce. Là encore, nous sommes dans la droite ligne des lois de l’Évolution.

 

Imaginez qu’un groupe d’animaux ait été victime d’une pollution « culinaire » suite à l’absorption de molécules de Maillard, dans une zone incendiée par exemple, ou suite à une sécheresse exposant les végétaux aux ultraviolets. La dépollution des différents individus aura plus de chances de se réaliser si la programmation mise en œuvre par une cellule immunitaire chez un premier individu peut se transmettre à toutes les cellules de son organisme puis à tous les organismes du groupe.

 

– Vous partez donc de l’idée qu’une cellule serait capable de fabriquer un virus, c’est-à-dire de créer une séquence d’ADN programmant sa dépollution, et d’envoyer cette séquence sous enveloppe aux autres représentants de l’espèce ?

 

– Ça n’a rien d’extravagant : les lymphocytes sont capables de synthétiser des millions d’anticorps parfaitement adaptés aux antigènes souvent imprévus qui pénètrent dans l’organisme. Pourquoi certaines cellules immunitaires ne seraient-elles pas capables de synthétiser des séquences virales ?

 

Il n’est même pas nécessaire de supposer qu’elles les synthétisent à partir de rien. Toutes sortes de séquences virales sont contenues dans les parties non codantes de l’ADN. Il est possible que de nombreux virus utiles sont compris dans ces parties « inexploitées » de l’ADN (qualifiées d’ADN « poubelle » parce qu’on n’en comprend pas la fonction !). Il est par ailleurs bien connu que le virus, après la période de prolifération, laisse un exemplaire de son ADN dans toutes les cellules du corps.

 

Pourquoi une cellule ne pourrait-elle pas copier l’une de ces séquences, et l’emballer dans un morceau de membrane ? Les enveloppes des virus sont constituées exactement sur le modèle des membranes des cellules, et c’est ce qui leur permet de franchir la barrière membranaire (le code secret dont je parlais au début). Ce fait serait difficilement explicable si les virus n’étaient pas issus d’une cellule.

 

L’hypothèse est en accord avec toutes les observations empiriques que j’ai pu faire sur les soi-disant maladies virales. Certaines découvertes récentes viennent également la corroborer. Une étude parue en 2013 dans la revue Issue of Proceedings of the National Academy of Sciences, relate une intéressante découverte : on trouve de nombreux virus dans les mucus, des virus dits « bactériophages » car ils peuvent détruire des bactéries. Voilà qui s’accorde parfaitement avec une opération utile à l’hôte !

 

Le phénomène existe même chez les coraux, organismes de loin moins évolués que les animaux supérieurs. Ils sécrètent une couche de mucus protecteur, elle aussi riche en virus. La coopération entre organismes et virus remonte donc aux premières étapes de la vie sur terre. Elle a pu assurer de tous temps une transmission horizontale d'information génétique, complétant la transmission verticale assurée par la reproduction.

Et pour ce qui nous intéresse ici : elle n’a pu évoluer qu’en faveur des hôtes, vu que les virus en dépendent et que, par conséquent, la survie de l’hôte prime sur celle du virus.

 

– Mais enfin, si les virus bactériophages anéantissent des bactéries, on peut aussi craindre qu’ils aient appris, au fil de l’Évolution, à anéantir les organismes pluricellulaires.

 

– Attention au raisonnement ! Les bactériophages que l’on trouve dans le mucus et qui tuent des bactéries ne constituent pas un système isolé. Cela se produit dans le contexte d’un organisme qui peut contrôler ce processus et a intérêt à limiter la prolifération de bactéries indésirables.

 

Ce que nous pouvons retenir de ce processus, c’est au moins que des virus peuvent être impliqués dans une « sortie de matière », ici le mucus excrété par les muqueuses).

 

– Je n’ai jamais entendu dire qu’on trouve des molécules de Maillard ou des AGE dans le mucus. Jusqu’à nouvel avis, le mucus est simplement une barrière de protection contre des agresseurs extérieurs, et pas le véhicule de matières rejetées par l’organisme.

 

– C’est ce que l’on pense dans le monde de la médecine « officielle ». On pense différemment dans le cadre de la naturopathie. Celle-ci ne constitue malheureusement pas une référence scientifique, il y circule aussi beaucoup de légendes et de croyances non vérifiées.

 

Pour établir la présence de molécules anormales dans le mucus, il faudrait d’abord penser à les rechercher. Sans une motivation bien précise, on se contente d’analyses non ciblées, démontrant que le mucus contient toutes sortes de glycoprotéines (dites mucines), et on en reste là.

 

Or, les glycoprotéines englobent une énorme classe de molécules différentes – ce qui revient à dire qu’on ne sait pas ce qu’il y a dans le mucus ! Les AGE, par exemple, sont des glycoprotéines. Mais personne jusqu’ici n’a songé à vérifier que les AGE présents dans l'assiette se retrouvent dans le mucus. Cela a été fait pour l’urine. Il a été démontré que la concentration en AGE dans l’urine dépend de la quantité d’AGE consommés ou présents dans le sang.

 

– Pourquoi pour l’urine et pas pour le mucus ?

 

– La Science avance à petits pas… Il était plus facile de prévoir que des AGE passent dans l’urine, les reins étant connus comme organes de détoxication, alors que les muqueuses ne sont pas impliquées dans l’élimination des déchets du métabolisme normal. C’est sans doute pour cette raison que les découvreurs des AGE les ont d’abord recherchés dans l’urine.

 

On sait maintenant que les mucines sont « des glycoprotéines de masse moléculaire élevée qui sont les composants principaux qui confèrent au mucus des propriétés viscoélastiques et gélifiantes ». Des combinaisons de glucose et de grosses protéines, c’est-à-dire contenant des centaines ou des milliers d’atomes, peuvent avoir toutes les formes possibles et imaginables. Comme les AGE sont eux aussi des glycoprotéines, ils pourront très bien rester inaperçus parmi les glycoprotéines naturelles. Il faudrait, pour les détecter, rechercher des AGE connus, de manière à cibler la recherche.

 

Un point intéressant serait aussi de montrer que leur concentration dans l’urine est supérieure à la moyenne en cas de grippe ou autre maladie virale. Mais les recherches coûtent cher, et celles-ci n’intéressent guère les financeurs possibles (labos, industries, mécènes…). Elle n’a apparemment pas encore été réalisée, peut-être même pas imaginée vu que quasiment tous les chercheurs raisonnent sans tenir compte des altérations moléculaires provoquées par la préparation culinaire.

 

– Nous sommes donc toujours là dans les suppositions ?

 

– Il existe tout de même un moyen, très empirique, de vérifier que les différentes sécrétions du corps, mucus, sueurs, séborrhées, etc. contiennent des molécules anormales : tout simplement l’odorat. Nous avons en fait dans le nez un véritable laboratoire d’analyse, d’une très grande sensibilité et capable d’identifier un grand nombre de substances différentes. Or, les odeurs des différentes excrétions changent très nettement au cours des épisodes viraux.

 

On peut parfois reconnaître très directement des odeurs culinaires : vous connaissez le cas de la confiture aux framboises qui parfumait le cérumen récolté dans les oreilles de mon fils aîné, tout au début de l’instincto ? Sa mère avait fait une « cure » de confiture de framboises cuite avec les graines, à la fin de la grossesse lors d'un séjour chez sa grand-mère. Quatre ans plus tard, après quelques mois d'instincto, les oreilles du garçon de quatre ans dégageaient l'odeur caractéristique de cette  confiture.  

 

Le nombre des odeurs différentes, typiques de toutes sortes de préparation culinaires, que nous avons reconnues au cours du temps, est tel que la chose ne fait pour moi plus aucun doute.

 

Il me semble maintenant évident que de nombreuses classes de molécules, toujours liées à des aliments dénaturés, ressortent par différents émonctoires avec leur odeur d’origine. Mais il y a certainement beaucoup d’autres molécules, soit non odorantes, soit dont les sous-produits métaboliques non dégradables ressortent avec des odeurs nulles ou modifiées, sans que l’on sache les identifier.

 

Il suffit néanmoins de quelques cas où les phases virales s’accompagnent d’élimination d’odeurs caractéristiques pour justifier cette hypothèse : que les virus apporteraient aux cellules un complément d’information génétique leur permettant de programmer certains processus de dépollution qu’elles ne savent pas programmer à partir de leur propre génétique.

 

Avec le corollaire suivant : que les virus et leurs mutations ne seraient pas le produit du hasard, mais élaborés dans certaines cellules spécialisées, tout comme les anticorps sont synthétisés par les lymphocytes B.

 

– Là, je ne vous suis pas : si de telles cellules existaient, il y a longtemps qu’elles auraient été découvertes…

 

– La recherche ne fonctionne pas comme cela. À ces échelles microscopiques, on n'identifie pas des cellules comme des œufs de Pâques dans un jardin. On ne trouve que ce que l’on prévoit, car il faut mettre en œuvre des protocoles expérimentaux extrêmement précis et coûteux.

 

De plus, la genèse d’un virus ne se voit pas de l’extérieur. Il faudrait avoir la cellule sous le microscope électronique au moment même où elle délivre le virion. Donc l’isoler de l’organisme pour lequel elle a mis le virus en œuvre. Il y a bien peu de chance que le phénomène soit observable, sauf chance extraordinaire.

 

Ce n’est que tout récemment, par exemple, que l’on a pu filmer un lymphocyte en pleine action de nettoyage dans un capillaire. Le protocole a été mis en place parce que l’on savait que les lymphocytes existent et effectuent une tâche immunitaire. Comme les chercheurs n’ont pas dans la tête l’hypothèse de la genèse cellulaire du virus, ils n’ont aucune raison de mettre au point un protocole destiné à mettre cette genèse en évidence.

 

Mais ce n’est pas tout : inverser la conception du virus pour le faire passer du statut d’agent pathogène au rang d’agent effecteur représente un bouleversement total de la conception de la maladie. Il faudrait admettre que toute une classe de maladies ne sont pas des maladies, mais au contraire des processus biologiques naturels, exacerbés par l’effet d’une pollution culinaire dont personne n’a envie de prendre conscience.

 

Il y a là trop d’obstacles pour que les cerveaux sachent se libérer des stéréotypes dominants et explorer un terrain nouveau. Cela représenterait pour le monde médical une sorte d’autodafé, il faudrait brûler des milliers de publications, s’amender pour des millions de soins donnés à contre-sens, et endosser la responsabilité de toutes les souffrances que cette erreur a pu engendrer.

 

Les zélateurs de la vaccination prendraient un sacré coup : vacciner contre un virus revient tout à coup à priver des millions d’individus de mécanismes de dépollution naturels, d’importance essentielle. La présence de molécules anormales dans l’organisme est une forme de désordre, susceptible de semer la pagaille dans tous de processus vitaux, c’est-à-dire de multiplier les maladies « vraies »...

 

– Vous insinuez que les vaccinations seraient causes de cancer et autres maladies graves ?

 

– Ce risque me paraît beaucoup plus grand que celui de l’aluminium ou autres corps étrangers présents dans les vaccins. Empêcher l’organisme d’effectuer le travail de dépollution que programmerait un virus donné, peut avoir des conséquences insoupçonnées. L’accumulation de molécules indésirables ne peut qu’accélérer le vieillissement et aggraver tous les processus de désordre : allergies, maladies auto-immunes, athéromes, sclérose, obésité, proliférations cellulaires.

 

Imaginez qu’un pays confonde soudain les éboueurs chargés d’évacuer les ordures avec des terroristes. La police serait immédiatement chargée de neutraliser tous les suspects, avec pour résultat des monceaux de détritus qui s’élèveraient dans les rues, boucheraient les artères, exhaleraient des miasmes, bref : cela ferait monter en flèche le degré de pollution…

 

Je crains que les vaccinations aient exactement le même effet : en empêchant l’organisme d’ouvrir la porte aux virus, elles les privent de facteurs de santé fondamentaux. Le désordre moléculaire augmente dans la population, et du même coup les taux d’incidence des maladies liées à ces désordres, comme peuvent l’être l’artériosclérose avec ses conséquences cardiovasculaires, les mutations ouvrant la voie au cancer, l’accumulation de matières amyloïdes liées à l’Alzheimer, etc.

 

– Donc, selon vous, les vaccinations seraient pathogènes ?

 

– Dans la mesure où elles inhibent des processus viraux visant à la dépollution du corps, oui !

 

Il faudrait commencer par infirmer cette hypothèse, mais la peur généralisée des maladies, la difficulté de comprendre la fonction de certaines « maladies utiles », conséquence de l’ignorance médicale quant à la pollution culinaire, fait que l’on va toujours au plus pressé. On se laisse effrayer par les symptômes et on cherche les grands moyens pour les éviter, au lieu de commencer par chercher à les interpréter.

 

Le principe du vaccin m’inquiète également à un autre niveau : en altérant des virus par chauffage ou irradiation, voire manipulation génétique, on risque de mettre en circuit des virus auxquels les organismes ne sont pas adaptés. Voire de provoquer des épidémies meurtrières, d’ici que les organismes soient capables, après sélection naturelle, de contrôler des informations génétiques altérées.

 

Aussi longtemps que les virus sont élaborés par des cellules, on reste dans un ensemble cohérent, celui de tous les mécanismes vitaux qui ont pu s’organiser par sélection naturelle depuis qu’existe la Vie. Alors qu’en allant bricoler comme on le fait pour modifier un virus, on ne sait pas ce qui va sortir de l’éprouvette. La situation est d’autant plus critique que la mise au point d’un virus est toujours pressante : risque d’épidémie, réputation des chercheurs, bénéfices des laboratoires. Les vaccins sont mis sur le marché avant qu’une vérification suffisante ne soit effectuée.

 

La médecine prend là des risques inconsidérés, justement parce que le problème de la pollution culinaire n’est pas clairement conçu. Les fonctions biologiques auxquelles on s’attaque sont comprises sous l’égide de cette lacune essentielle. En d’autres termes, on ne sait pas ce qu’on fait, et on déplore la dégradation de la santé publique…

 

– Une dernière question : que faire en cas de maladie virale ? Elle peuvent quand même mal tourner dans certains cas, chez les personnes fragilisées…

 

– Vous oubliez que la médecine n’a rien de valable à proposer contre les virus. Les antibiotiques n’ont d’action que sur les bactéries. Pour détruire un virus en action, il faudrait le chauffer à une température telle que l’organisme serait détruit bien avant. Les antiviraux font autant sinon plus de mal que de bien. La seule chose que peuvent recommander les descendants d’Hippocrate, c’est prescrire comme lui il y a deux mille ans et comme les médecins des siècles passés : le repos, la chaleur, l’eau, et la frugalité. Tout cela converge parfaitement avec notre hypothèse de processus biologique parfaitement programmé.

 

En particulier la frugalité, c’est-à-dire la limitation de l’apport de molécules polluantes. Continuer à manger comme toujours alors qu’un virus s’installe peut emballer le processus, fausser ses mécanismes de régulation en relançant la pollution culinaire, et finir en catastrophe. Les seuls palliatifs sont alors les antipyrétiques et les anti-inflammatoires. Mais on sait aujourd'hui que la fièvre est utile, et que l'inflammation est un processus de santé...

 

Une alimentation 100 % naturelle, évitant les surcharges comme le permet l’instincto, résout le problème : elle stoppe par définition l’apport de molécules non originelles, de sorte que le processus viral se déroule selon ses lois naturelles, de manière fruste ou silencieuse. Et là, je ne suis pas dans les spéculations, mais dans la simple observation des faits...

 

Pour l'article de Top Santé :

https://www.topsante.com/medecine/troubles-orl/grippe/le-vaccin-universel-contre-la-grippe-avance-a-grands-pas-630767?utm_campaign=achat&utm_source=welcome-media&utm_medium=newsletter

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Guy-Claude Burger

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