Culture-Nature

Amour et sexe : trève de complications !

En réponse à deux questions de Karin Rosat :

« L'amour, l'acte sexuel deviennent, dans la pensée de certaines personnes, très compliqués; est-ce par manque de les vivre? D'autre part, pourquoi donner tant d'importance à ces «manifestations» transcendantales provoquées dans ce contexte sexuel alors qu'elles sont aussi perceptibles dans d'autres situations? »
 

Le point de départ de toute recherche est de prendre conscience que quelque chose échappe au sens commun. C’est vrai aussi bien pour la recherche scientifique que pour les débats philosophiques. Et c’est vrai aussi pour la métapsychanalyse.

Paraphrasant Candide, je commençais chaque fois mes séminaires par cette question : « Peut-on dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles lorsqu’il s’agit d’amour et de sexualité ? ». Puis j’invitais ceux qui auraient été de cet avis à quitter le cours, précisant qu’ils seraient intégralement remboursés. Personne n’est jamais parti.

L’amour et le sexe ne fonctionnent pas comme nous attendons tous qu’il fonctionnent. Aux bonheurs espérés, et parfois brièvement réalisés, se mêlent toute une gamme de souffrances, de conflits, de blessures, de frustrations, de traumatismes qui demandent à être mieux compris. En matière de santé, tout trouble est considéré comme une anomalie, une pathologie qu’il y a lieu d’expliquer et de combattre. En matière d’amour, et d’amour physique, les troubles sont suffisamment fréquents et lourds de conséquences pour que l’on prenne tout aussi bien le temps d’en rechercher les causes.

Dire que l’acte sexuel devient très compliqué dans la tête de certaines personnes, c’est oublier toutes les difficultés et les douleurs liées à l’amour et ses manifestations. Oublier que les choses vont mal pour la majorité des couples et des individus. C’est aussi faire litière de la morale répressive et du refoulement de l’œdipe. Les sentiments de frustration et de culpabilité nous empoisonnent la vie, font que nous ne pouvons pas être totalement nous-mêmes, même si nous ne voulons ou ne savons pas le reconnaître. Pourquoi ne pas espérer qu’il puisse en être autrement ?

Les fantasmes de bonheur et d’éternité liés à l’amour ne sont pas forcément illusoires. Il pourraient bien être là pour nous rappeler qu’Éros était un Dieu et que ses flèches sont en rapport avec la Divinité. Le besoin de faire rimer amour avec toujours, de voir dans l’être aimé l’icône de la perfection, l’envie de se donner corps et âme, cette aspiration vers l’infini qui nous traverse dans ces moments ont certainement, au vu de leur intensité, une signification profonde.

Toutes les observations, psychologiques, psychanalytiques, sociologiques, ethnologiques, anthropologiques convergent sur un point : l’amour est un sentiment universel que l’on rencontre chez tous les êtres humains. L’instinct sexuel également, bien que souvent mieux caché, est universel. La première question qui surgit est de savoir pourquoi amour et sexe vont le plus souvent de pair. Pourquoi ce sentiment transcendant cherche à s’exprimer par les parties les plus honteuses du corps.

On pourrait comme tous les animaux (ou presque) accomplir l’instinct sexuel sans s’encombrer de sentiments amoureux. Le coq sur sa poule, le porc sur sa truie, le taureau sur sa vache n’ont dans leur regard aucun reflet de félicité, mais plutôt celui d’une tâche biologique pénible. L’amour ne pourrait-il se vivre à travers des regards, des mots, des battements de cœur, sans devoir y mêler nos instincts bassement biologiques ? Or, à peine sommes-nous frappés par les flèches de Cupidon, le cœur en bataille et la tête dans les nuées, voilà que le sexe réclame son dû. Erreur de la nature, ou phénomène fondamental que nous ne comprenons pas ?

Il est essentiel que ces choses-là soient claires, car elles ont des répercussions majeures sur nos choix et nos destins. Qu’advient-il par exemple de l’adolescent qui tombe amoureux et découvre la puissance de ses pulsions sexuelles ? Tout dépend des barrières morales et sociales contre lesquelles il va buter. S’il y a indépendance entre amour et sexe, elles pourront légitimement interdire toute expression sexuelle de l’amour. Même justifier un châtiment si l’intéressé les transgresse.

En revanche, si amour et sexe sont faits pour aller ensemble en-dehors de toute intention reproductrice, une morale répressive apparaît comme erronée et source inutile de frustrations et de souffrance. Pensons au cas des filles-mères jusqu’au début du siècle passé : un vie déchue pour un instant d’égarement… Au cas des homosexuels jetés en prison comme un Oscar Wilde pour avoir dérogé à une loi aujourd’hui reconnue comme criminelle…

C’est au prix d’une compréhension claire et distincte des choses de l’amour et du sexe que l’on pourrait définir une morale respectueuse des valeurs premières. Des interdits qui interdisent ce qui est nuisible, et des schémas de comportement conformes au fonctionnement naturel de l’appareil psychosexuel. Certains voudraient penser que notre société, à la faveur du mariage gay, du transsexualisme, de la théorie des genres, aurait maintenant dépassé ces contraintes délétères. Mais souffrances et frustrations ne sont pas volatilisées pour autant. Le fond du problème est loin d’être résolu.

La question de départ est alors celle-ci : s’il existe des souffrances et des conflits en rapport avec les choses de l’amour, sont-ils imputables à certaines imperfections propres à la nature humaine, ou plutôt à certaines erreurs de culture propres à notre civilisation ? Dans le premier cas, il ne reste qu’à invoquer la fatalité et à chercher des palliatifs pour limiter les dégâts. Dans le second, il y a lieu de s’interroger sur les causes du mal, à faire l’effort nécessaire pour les débusquer et les éradiquer – ce qui n’exclut pas que certaines souffrances soient inévitables, mais on aura au moins trouvé le moyen d’éviter celles qui sont évitables.

Un des points obscurs, qu’esquivent tous les discours sur l’amour et le sexe, est celui de la finalité de cet instinct universel. Un instinct a toujours un but. Quel est alors le but de l’instinct sexuel ? N’est-il que de procréer pour la survie de l’espèce ? Cette utilité biologique satisfait-elle les aspirations profondes attachées à cet instinct ? Il est évident que de nombreuses pulsions sexuelles visent à autre chose qu’à une transmission de spermatozoïdes : les pulsions homosexuelles, les pulsions polymorphes, les pulsions d’après la ménopause ou d’avant la puberté. Et ce but ne peut être le seul plaisir, car aucun instinct n’a pour finalité le plaisir en soi.

Les cognitivistes nous diront que l’amour est un simple épiphénomène greffé sur l’instinct de reproduction et qu’un sentiment n’a pas forcément un but. Mais cela ne correspond pas aux ressentis ni aux attentes inconscientes qui sous-tendent ces manifestations. Bien au contraire : combien de jeunes se sont embarqués dans une relation amoureuse croyant atteindre le septième ciel, puis retrouvés avec un bébé sur les bras alors qu’ils attendaient tout autre chose de leurs transes amoureuses ? On invoque l’inconséquence du jeune âge, la difficulté d’assumer les formes et les besoins nouveaux du corps, l’influence de la pornographie. Mais la cause de ces déceptions pourrait aussi bien se trouver dans une mécompréhension générale des choses de l’amour, léguée aux enfants par des parents sûrs de bien faire, mais qui serait contraire aux lois naturelles.

Peut-être est-ce là le fond du problème : connaissons-nous réellement les lois naturelles de l’amour ? C’est toujours un signe d’ignorance que de croire tout savoir. Une cause d’erreur, d’impossibilité de progresser et de découvrir. Mieux vaut face à chaque problème savoir s’interroger et être prêt à remettre en questions les croyances et stéréotypes qui sont les nôtres. Également nous interroger sur les raisons pour lesquelles nous sommes réticents à cette auto-interrogation.

Mêmes remarques au sujet de la seconde objection : « Pourquoi donner tant d'importance à ces "manifestations" transcendantales provoquées dans ce contexte sexuel alors qu'elles sont aussi perceptibles dans d'autres situations? »

Les manifestations paranormales sont justement extrêmement rares dans le contexte actuel. Elles sont au contraires extrêmement fréquentes dans le cadre défini par la métapsychanalyse, qui n’est autre qu’un retour aux valeurs naturelles. Ce fait justifie que l’on recherche une explication, que l’on définisse avec précisions les facteurs responsables de cette émergence, et que l’on évalue les conséquences individuelles et sociétales que pourrait avoir la généralisation des facultés extrasensorielles.

Il s’agit d’un problème majeur, car un accès spontané aux valeurs transcendantes transformerait radicalement le vécu de l’individu et les structures mêmes de la société. Il remettrait en question des éléments fondamentaux comme la communication entre individus, la structure familiale, la notion de vérité, la précognition, les choix politiques, la nature du pouvoir, la résolution des conflits, le positionnement écologique, le rôle des religions, la teneur de la spiritualité, l’angoisse de mort et bien d’autres éléments propres à la condition humaine et à la condition sociale.

Nous sommes enfermés dans une forme de culture que nous croyons universelle et souveraine. En réalité, le paradigme dont nous nous réclamons est un accident de l’histoire, une impasse dont nous n’avons pas encore vu le bout ni l’ineptie. En Occident, c’est l’intellect qui domine, et avec lui l’ego dont il est le mentor.

L’intellect est l’instance de la déduction et du calcul. Il met l’accent sur la matière et non sur l’esprit. C’est lui qui nous fait investir nos espoirs d’accomplissement dans les choses, dans les apparences, dans nos comptes en banque – et périodiquement dans les canons. Il est le grand manitou du matérialisme et du réductionnisme. Il déteste ce qui lui est impénétrable : l’extrasensoriel et le spirituel. Ou alors, il cherche à les récupérer en les ramenant à des statistiques et en les vidant de leur quintessence.

Cette situation n’est pas le fait du hasard. Elle découle directement de la perte de la perception extrasensorielle. Lorsque cette forme supérieure de cognition est en panne, une loi de la nature veut que s’on active l’intelligence ordinaire. Faute d’intuition, on compense par la déduction ou par la spéculation. Faute d’accès aux archétypes, on place dans l’art et les sciences l’espoir de réalisation et de connaissance. Mais ce que l’on croit tenir fermement en main nous échappe. L’art dégénère, tombe dans le snobisme et la créativité factice – peinture moderne, dodécaphonisme, sculptures en ferrailles etc. La science s’étiole en un morcellement sans fin du savoir, tel que personne ne peut en tirer une approche intégrale de la réalité. Il est loin le temps d’un Léonard de Vinci qui prétendait tout savoir...

Retrouver l’accès naturel aux facultés extrasensorielles changerait complètement la donne. C’est la moitié la plus importante de l’univers qui reprendrait vie. Leur fonction n’est pas d’apporter une connaissance supplémentaire de la réalité courante, comme le ferait la vue rendue à un aveugle. Elles donnent accès à une autre dimension de la réalité. Celle que Jung, à force de déduction et de quelques expériences paranormales, baptisait maladroitement « inconscient collectif ». Il s’agit plutôt d’un monde parallèle, transcendant car il n’obéit pas aux lois de l’espace et du temps ni à la relation de cause à effet. Un hyperespace auquel on accède tant soit peu par la voie de l’inconscient lorsque l’appareil métapsychique est en rade.

Platon parlait du monde des Essences. Lui aussi a été mal compris, même par son principal héritier : Aristote s’est limité à une analyse intellectuelle du réel, semant la confusion entre Essences et forme abstraite – alors qu’Essence = Archétype au sens de Jung – et faisant l’impasse sur les deux Éros chers à son maître. Il n’a pas su s’évader de la caverne de Pythagore : cette grotte où les hommes sont enfermés et prennent pour réalité les ombres que projettent sur la paroi le feu qu’ils allument. Celui qui parvient à sortir de cette grotte, faisant fi des menaces de ses compagnons qui lui prédisent la mort, et à contempler la réalité dans son entièreté, bien que risquant l’éblouissement, comprend à cet instant que l’Essentiel lui manquait jusque-là. Puis lorsqu’il retourne dans la grotte, il échoue à se faire comprendre par les autres et risque même la mort.

Aristote a marqué la genèse du matérialisme. La situation n’a fait qu’empirer depuis. Le monde Occidental, et à sa suite toutes les sociétés que nous contaminons, sommes plus que jamais enfermés dans cette grotte souterraine. Nous croyons monopoliser la connaissance universelle à travers notre appareil scientifique, la suprématie sur le monde à travers notre technologie. Que faudra-t-il pour que nous acceptions de voir que quelque chose ne tourne pas rond ? Et que c’est en nous que ça ne tourne pas rond ! Une catastrophe écologique, une crise économique, une guerre nucléaire ? Encore faudrait-il que la capacité d’auto-analyse, de remise en question de soi, soit suffisante pour en tirer des conclusions et changer ce qui doit être changé.

Seulement voilà : c’est justement la perception extrasensorielle qui permet de se poser les bonnes questions, de retrouver la guidance prévue de tous temps par la nature pour maintenir l’être humain sur la bonne voie. Pour le préserver d’abuser de sa raison et de faire des choix égoïstes, de prendre des décisions inopportunes. Le raisonnement déductif, à y regarder de plus près, permet de démontrer tout et son contraire. Les estimations intellectuelles tombent bien souvent à côté de la réalité. Être sûr de quelque chose est généralement le meilleur moyen de se tromper. Alors que l’extrasensoriel sait trancher entre le juste et le faux sans être influencé par nos désirs et nos peurs, nous mettre en garde contre notre ego, pour autant que nous ayons la modestie de l’écouter.

Prenons l’exemple bien actuel du réchauffement climatique. À tout le discours anti-CO2 et aux menaces croissantes d’un réchauffement sans précédent par sa rapidité fait maintenant pièce un discours pro-CO2 annonçant une période de glaciation et vantant les mérites de ce gaz en tant que facteur de croissance des plantes. Les experts se succèdent, se contredisent suivant le camp auquel ils appartiennent. Pour les uns, le CO2 et autres gaz à effet de serre jouent un rôle majeur, pour les autres, la variation des températures terrestres dépendent uniquement de l’activité solaire. Les modélisations, les interprétations des données historiques, archéologiques, satellitaires, font appel à des connaissances de pointe, des outils de mesure et des moyens de calcul dont disposent seuls quelques spécialistes.

Du coup, les opinions contradictoires partagent le public, le climat social promet d’être de plus en plus chaotique, les décisions écologiques qui s’avéreraient nécessaires ne seront jamais majoritaires . Dans l’hypothèse où le CO2 jouerait un rôle non négligeable, on aura dépensé en salive ce qu’il aurait fallu économiser en pétrole. On ne sait plus si la maison brûle ou ne brûle pas, mais une chose est sûre : on ne fait pendant ce temps pas ce qu’il faudrait faire au cas où il faudrait faire quelque chose… J’ai parfois l’impression que l’humanité est embarquée sur un gigantesque Radeau de la Méduse, livré au hasard des croyances et des annonces, voguant à l’aveugle vers un cap qu’on ne connaîtra qu’après naufrage.

Tout cela serait totalement différent si l’extrasensoriel pilotait l’embarcation. Bien sûr, ses messages sont le plus souvent symboliques, mais comme le notait Jung : c’est dans le travail d’interprétation des symboles que se crée la conscience qui permet à l’être humain de prendre en main son destin. À commencer par en comprendre les aléas. Il ne s’agit pas ici d’aller consulter un oracle de Delphes enivré par des vapeurs de soufre et des feuilles de laurier, pour recevoir un poème obscur et ambigu. L’expérience montre que chacun possède ces potentialités. C’est pourquoi nombreux sont ceux qui en vivent une émergence en certaines occasions.

Mais si les conditions de développement naturelles de ces facultés étaient réunies, chacun serait en permanence son propre voyant. Le troisième œil ne serait pas, comme chez les Hindous, un Tikal symbolique au milieu du front, marqué de poudre rouge. Ce serait un authentique don de voyance, disponible en permanence et sans restriction. Et encore, le mot « don » n’est pas le bon. L’extrasensoriel retrouverait sa place de fonction naturelle et universelle. Il serait jour après jour un œil ouvert sur le sens de notre destin, une voie d’accès disponible en permanence à la dimension transcendante de nos tribulations terrestres, un lien sacré avec la Divinité.

Plus question de se sentir perdu face à l’imprévu, face à une naissance ou face à la mort. Chaque événement, heureux ou malheureux, recouvrerait un Sens, contribuerait à notre accomplissement spirituel authentique. Chaque question appellerait une réponse d’En-haut, chaque décision reposerait sur un socle solide et inaltérable. L’entente entre les humains ne serait pas le fruit souvent amer de compromis et de négociations, mais l’objet d’une convergence spontanée inspirée par une dimension qui les dépasse et les réunit.

Bien des religieux déplorent que Dieu ne leur parle plus. Les religions ne savent leur enseigner la voie naturelle du développement métapsychique. Les écoles ne l’enseignent pas non plus. Certains ésotérismes s’y essaient, comme le tantrisme ou le taoïsme. Les choses sont beaucoup plus simples que cela, peut-être trop simples pour donner prise à l’intellect : il suffit de respecter les lois naturelles pour que le corps redevienne le temple sacré où se jouent l’alchimie des énergies subtiles, nourricières du métapsychisme.

C’est là que les lois naturelles de l’amour forment le chaînon manquant. Une lacune de notre culture qui remonte certes à des lustres – à la Genèse – mais qui occupe depuis quelques siècles une place monumentale. Au Moyen-âge régnait une liberté sexuelle que nous avons peine à imaginer, faite d’une innocence que nous avons perdue. L’extrasensoriel y était beaucoup plus présent que dans la conjoncture actuelle. Il n’en faut en fait pas tellement pour retrouver les valeurs perdues.

Les enjeux de ces retrouvailles sont tels qu’il est urgent de remettre l’ouvrage sur le métier. Les choses vont trop mal pour qu’on puisse se complaire à philosopher, se vautrer dans les conforts intellectuels et les alcôves consensuelles. À poursuivre des habitudes sexuelles qui nous mettent certes en phase avec les stéréotypes dominants mais nous empêchent de découvrir le cœur du mystère de l’amour.

C’est pourquoi je crois essentiel que chacun mène sa propre recherche, la partage avec ses voisins, ne ménage pas son zèle ni celui de ses proches. Peut-être cela paraît-il compliqué, plus compliqué que de faire l’amour comme tout le monde et de s’attarder dans ce que l’on croit être la norme ou le nec plus ultra du plaisir. On ne découvre ce dont on manque que lorsqu’on le retrouve.

Les prisonniers de l’intellect et de la morale normative seront irrités par ce genre de discours. Il reste que notre culture a perdu de vue le principal : elle ne sait plus nous enseigner les lois naturelles de l’amour. Elle ne sait plus ce que sont ces lois ni les lois naturelles de l’accomplissement spirituel. Tout est fait pour nous faire prendre cette ignorance pour une science : psychologie, psychanalyse, sexologie, biologie, morale nous confortent dans un système de croyances stérile, tentateur et dangereux.

À nous de redécouvrir le monde authentique de l’amour et de la transcendance, de nous laisser emporter plus que par des passions ou des plaisirs : par une volonté de rendre à Éros son arc magique et de respecter les fonctions sacrées du corps dont le Créateur nous a confié la garde.


 

 

A propos de l'auteur

Guy-Claude Burger

Guy-Claude Burger


Physicien, mathématicien, musicien, psychologue, chercheur, auteur, empêcheur de tourner en rond...

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