Culture-Nature

Rides et état cardiovasculaire

Selon une étude à première vue surprenante rapportée par Futura-Santé , l’état cardiovasculaire serait corrélé à la profondeur et au nombre des rides sur le front. Froncez moins les sourcils et vous aurez moins d’infarctus… Précieuse information lorsqu’on sait que les maladies cardiovasculaires sont responsables de la moitié de la mortalité dans les pays développés…

Ce n’est sans doute pas aussi simple. Les rides proviennent d’au moins sept facteurs : la diminution du taux d’élastine et la qualité du collagène, et leur influence sur la souplesse des tissus ;

  • la diminution du taux d’élastine et la qualité du collagène, et leur influence sur la souplesse des tissus ;

  • la crispation du visage, en rapport avec le caractère et les vécus personnels ;

  • l’accrochage, qui aggrave les altérations de l’état psychique ;

  • la perte de souplesse de la peau liée à la kératinisation des phanères ;

  • les apports d’antigènes alimentaires susceptibles de booster l’auto-immunité contre les cellules de la peau ;

  • la quantité et la qualité des graisses accumulées sous la peau ;

  • le facteur génétique, mais pas la peine d’en parler vu qu ‘on n’a qu’un génome pour toute la vie.

D’abord le mécanisme (apparemment) le plus simple. On sait que le taux d’élastine, protéine jouant un rôle essentiel dans la souplesse des cellules, baisse avec l’âge. L’élastine est progressivement remplacée par du collagène, beaucoup plus rigide. Cela explique un durcissement au niveau de la peau comme au niveau des parois artérielles. Une peau plus rigide favorise la formation de rides, des parois artérielles plus rigides ouvrent la voie aux maladies cardiovasculaires. La corrélation est immédiate.

Notons en passant que l’alimentation influence très certainement ces mécanismes, on sait par exemple que l’élastine et le collagène sont très sensibles à la présence d’oxydants, par exemple de radicaux libres. Les aliments traditionnels sont beaucoup plus pauvres en anti-oxydants que les aliments crus. Rien d’étonnant donc à ce qu’une alimentation non dénaturée ralentisse à la fois la formation de rides et la dégénérescence vasculaire.

Les autres facteurs ne sont généralement pas pris en compte, car ils sont en liaison directe avec les habitudes alimentaires. La médecine ne mesurant pas encore l’importance des désordres nutritionnels, il ne lui est pas possible d’établir les liens nécessaires au raisonnement. Tentons d’examiner les différents processus en rapport avec ce que nous savons sur les effets de l’alimentation.

La cause la plus souvent citée des rides du visage est la cause psychologique : les vécus personnels, soucis, frustrations, peurs, drames existentiels, chagrins d’amour, problèmes de couple, difficultés professionnelles etc. provoquent des réflexes de crispation des muscles faciaux. Plus les situations traversées sont difficiles, plus les crispations sont intenses et durables, et plus les rides se creusent. Au premier abord, on a tendance à mettre ce vieillissement du visage en rapport avec le facteur émotionnel, ajouté aux prédispositions génétiques. Cela a priori sans rapport avec une dégénérescence artérielle.

Pourtant, si l’on tient compte des nocivités déjà connues de l’alimentation courante, un lien physiologique se profile immédiatement. Les difficultés psychologiques poussent statistiquement à manger davantage, par besoin de compensation, ou à moins soigner la qualité de l’alimentation, par manque de temps ou d’attention. Or, on sait aujourd’hui qu’une mauvaise alimentation a des effets dévastateurs sur le système circulatoire. En bref, plus on a de problèmes existentiels, plus on creuse ses rides à coups de grimaces, et plus on bouffe mal avec les conséquences sur l’état cardiovasculaire. Il y a donc là aussi corrélation entre rides et dégénérescence vasculaire.

La réciproque ne doit pas être négligée : plus on bouffe mal, plus on a de problèmes existentiels ; fatigues, maladies, l’obésité fait fuir le conjoint, l’age rend impuissant etc. Les difficultés physiques et sentimentales entraînent statistiquement de moins bonnes décisions et une moindre performance, d’où plus de souffrances existentielles et plus de rides faciales par crispation. Comme la malbouffe porte préjudice au système circulatoire, on a encore une fois corrélation entre rides et problèmes cardiovasculaires.

À cela s’ajoute un autre mécanisme, moins connu : plus l’alimentation est dénaturée, plus il y a d’excitation des neurones, donc davantage d’automatismes mentaux (d’accrochage). Or, l’accrochage fait prendre beaucoup plus au tragique les événements malheureux, il donne tendance à les ruminer plus longtemps, d’où des crispations faciales plus importantes. Il conduit aussi à prendre de moins bonnes décisions, à moins bien prévoir les risques, à moins vite trouver les parades ou les remèdes, d’où un niveau de souffrances existentielles plus élevé. En deux mots : l’alimentation dénaturée induit à la fois les troubles cardio-vasculaires et l’accrochage, ce dernier multiplie les problèmes existentiels et les fait prendre plus au tragique, ce qui creuse les rides.

Le pire est peut-être encore ailleurs. L’importance du flux d’antigènes traversant la barrière intestinale et susceptibles de perturber le système immunitaire est en rapport direct avec la nature des aliments consommés et leur niveau de dénaturation. Les principales sources d’antigènes sont manifestement le blé et le lait, avec tous leurs dérivés. Il est clair que l’organisme humain n’est pas adapté génétiquement à une consommation massive de ces produits, d’où le passage dans la lymphe et le système circulatoire de nombreuses molécules que les enzymes digestives n’ont pas été capables de dégrader correctement.

Comme l’a confirmé l’expérience du Dr Seignalet dans le cas de la polyarthrite, les troubles auto-immuns sont directement liés à la pénétration répétée d’antigènes alimentaires : ces derniers apportent des informations désordonnées au système immunitaire, qui attaque alors les cellules du corps qu’il est censé défendre. C’est ainsi que dégénèrent les calottes articulaires, les parois vasculaires et que vieillissent tous les organes, en particulier la peau. On a donc là une cause commune à la dégénérescence vasculaire et à la formation de rides.

La médecine dite officielle n’a pas encore pris ce processus sérieusement en compte, alors même que l’on connaissait dès les années 70 la nature auto-immune du vieillissement - l’attaque par les globules blancs des cellules des organes, laissant des micro-traces cicatricielles diminuant leurs performances - mais rien ne permettait à l’époque de mettre ce phénomène en rapport avec l’alimentation.

Depuis là, diverses études ont apporté de l’eau à notre moulin ; l’une faite à Toronto il y a plus de trente ans, révélant que la destruction des cellules pancréatiques, cause du diabète de type 1, provenait d’une stimulation anormale des lymphocytes par des protéines bovines, présentes dans le lait donné aux jeunes enfants. Le lactose, sucre particulièrement abondant dans le lait de vache, est depuis longtemps considéré comme cause d’allergies. On sait aujourd’hui que le gluten est « mal toléré » par de nombreux individus, provoquant notamment la maladie cœliaque (dégénérescence de la paroi intestinale), et plus communément des allergies ou autres intolérances : diarrhée, ballonnements, vomissements, amaigrissement, douleurs au ventre, perte d’appétit, fatigue, pâleur, aphtes dans la bouche, douleurs aux articulations, arrêt de croissance.

On ne peut donc aujourd’hui plus nier la pénétration d’antigènes alimentaires dans l’organisme. Ce que l’on ignore encore, c’est la multiplicité des molécules apportées par l’alimentation dénaturées qui jouent également le rôle d’antigènes et peuvent être à la source des maladies. Les altérations causées aux structures moléculaires par la chaleur et les mélanges laisse cependant prévoir une infinité de possibilité, et une impossibilité pour le génome humain de s’adapter aux effets de la cuisine.

Rien d’étonnant donc que la peau et les parois vasculaires connaissent statistiquement un sort parallèle : l’alimentation dénaturée peut aussi bien provoquer une dégénérescence au niveau de la peau qu’au niveau des parois vasculaires. En revanche, on ne peut pas déduire du fait d’avoir peu de rides une bonne santé de ses artères. Suivant les prédispositions génétiques, l’auto-immunité pourra se porter soit sur la peau, soit sur les parois vasculaires, de manière assez indépendantes dans les cas particuliers. Ce n’est que statistiquement que la corrélation apparaîtra.

Une couche anormale de graisse sous la peau peut avoir deux conséquences opposées : s'il s'agit de graisses dures comme le suif, on peut s'attendre à une perte de souplesse du derme, donc à un marquage plus profond des rides. Une couche de graisse en soi peut au contraire tendre la peau et limiter la formation des rides profondes. À noter qu'un perte de surpoids rapide pourrait alors laisser des vergetures, mais l'expérience a montré que les vergetures disparaissent "miraculeusement" avec l'instincto.

L’excès de consommation de viande et de lait de vertébrés doit également être prise en compte. Les vertébrés utilisent des kératines, protéines capables de former des tissus rigides, pour fabriquer les  « phanères » : ongles, cheveux, cornes, peau. L’observation nous a montré que des rations trop importantes et répétitives de viande de vertébrés entraîne des kératinisations anormales : peau sèche, crevasses aux doigts, cors et corne aux pieds, indurations diverses, et ce qui nous intéresse ici : rides. Il est clair qu’une peau plus rigide récupère moins facilement après sollicitation par les muscles du visage.

J’ai pu constater sur mon propre visage une formation de rides anormales par suite d’une consommation excessive de viande de bœuf, mouton et porc (ne sachant pas à l’époque que ces viandes trompent facilement l’instinct). Après un certain nombre d’années sans les mêmes excès, je peux déjà constater d’étonnants progrès. Il est possible que la consommation d’insectes que je prévois d’expérimenter ces prochaines années, livrera des résultats encore plus convaincants. Les deux photos jointes ne représentent qu’une vue de l’état actuel des choses (âge : 84 ans).

J'ai reproduit à titre de comparaison un portrait d'Alain Delon, à moins de 83 ans vu qu'il a un an de moins que moi (j'ignore la date de la photo).J'ajoute ci-contre un portrait d'Einstein datant de la fin de sa vie (il est mort à 76 ans), particulièrement intéressant du fait qu'il est décédé des suites d'une rupture d'anévrisme (dégénérescence et dilatation d'une paroi vasculaire). Dommage que sa grande intelligence de physicien ne lui ait pas permis de prévoir cette équation valable dans notre espace-temps physiologique :

Rides = dégénérescence de la peau = dégénérescence des parois artérielles

Gageons que cela l'aurait incité à rechercher les causes de la catastrophe qui le menaçait et, pourquoi pas, de remettre l'alimentation traditionnelle en cause. Tout de même dommage que le cerveau d'un génie ait dû succomber à des stéréotypes de poêle à frire... 

En résumé, la corrélation entre rides du front et maladies cardiovasculaires démontrée par cette récente étude était hautement prévisible. On peut seulement s’étonner que le fait ait mis si longtemps pour s’imposer. Mais c’est le sort commun à tous les problèmes de santé en rapport avec l’alimentation traditionnelle. La déesse Science est encore trop jeune et inexpérimentée pour oser s’en prendre à la déesse Cuisine...
 


 

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Guy-Claude Burger

Guy-Claude Burger


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