Culture-Nature

Double confirmation pour la théorie du virus utile

Légende photo : Deux cellules se transmettant de l'information à l'aide d'exosomes

Tout et n’importe quoi. Une avalanche sans précédent de trues et de fake news dont chacune se prend pour l’Évangile et s’emploie à dénoncer les autres. Communiqués gouvernementaux, confinement prolongé, coercitions, verbalisations, hésitations politiques, médias officiels, alternews, dénonciations complotistes, vidéos délirantes, chacun y va de son cru et c’est la grande salade.

Au sommet de cette panade trône le grand stéréotype : VIRUS = AGENT PATHOGÈNE. David Icke nie purement l’existence du coronavirus, Silvano Trotta l’identifie aux exosomes, d'autres y voient une conspiration vaccinaliste, le Dr Raoult le conjure à coups d’hydroxychloroquine et d’azitromycine, les médecines naturelles le bombardent de vitamines D ou d’artémisia, Crèvecoeur s'en prend à l'Ordre des Médecins, les comités scientifiques se contredisent, le bon sens veut qu’on renforce les systèmes immunitaires, les politiciens ne savent plus où donner de la tête, le confinement débouche sur des mesures liberticides...

Tout cet imbroglio repose sur un seul et même pilier : le virus qui nous veut du MAL. On commence à savoir qu’un virion n’est pas vivant et ne peut pas avoir d’intentions maléfiques. Mais dire qu'il ne faudrait pas en avoir peur soulève des protestations, voire des menaces d’exercice illégal de la médecine. Une maladie virale est par nature dangereuse. Soutenir qu’un virus pourrait avoir une fonction biologique utile et que son apparente pathogénicité provient d'autres facteurs, c’est trahir le consensus universel, au risque de se faire traiter d’escroc, accuser de délire. Pasteur règne encore en maître dans les esprits, comme le note très bien l’article publié précédemment.

Voir le mal dans le microbe, en faire un démon, c’est finalement une manière confortable de se positionner en tant que victime, de se donner pour attaqué, de s’en remettre aux armes chimiques de la médecine, aux plantes miracles des médecines alternatives. Mais toujours et partout le même paradigme : contre l’ennemi, contre le microbe malfaisant. Coût cognifif minimal. Pas besoin de réfléchir, tout est là pour nous conforter dans la peur et la dépendance.

Certaines âmes plus rétives se désolidarisent de Pasteur et s’en remettent à Béchamp : « le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Voilà qui devrait changer la donne. Mais le changement d’adresse ne résout aucunement le problème. Pasteur accusait les microbes de semer le MAL, Béchamp postulait l’existence de « microzymas » sortant des cellules pour se transformer en microbes semant le MAL. On retrouve dans les deux cas le même dénominateur commun.

Il est néanmoins possible que Béchamp traduisait, avec sa thèse microzymiale, certaines intuitions d’avant-garde : quelque chose qui sortirait des cellules et serait pathogène. Finalement, le microsope électronique allait lui donner raison : on y aperçoit avec une netteté ne laissant aucune place au doute d'étonnantes petites sphères formées de membrane, exportées par les cellules.

Le phénomène fut signalé pour la première fois en 1983 : les chercheurs établissaient que les cellules intestinales empaquetaient ainsi la transferrine, protéine capable de transporter du fer, dans de petites bulles qu'ils nommèrent « exosomes », chargées d'apporter cet oligoélément au foie et autres organes.

On constate même une ressemblance frappante entre exosome et virus. Les virions se fabriquent à l’intérieur des cellules, ils sont eux aussi constitués d’une enveloppe semblable à celle de la cellule, et rejetés dans les masses circulantes. De grands infectiologues comme James Hildreth de l’Université Johns Hopkins se risquent à lancer que virus et exosomes ne constituent qu’une seule et même entité.

Les exosomes ont pourtant toutes sortes de fonctions. Il peuvent servir à transporter des molécules utiles à d’autres cellules, comme la transferrine dans un but nutritionnel. Ils peuvent transporter des cytokines, protéines véhiculant une information d’ordre moléculaire comme les interférons. Ils servent aussi d’enveloppes imperméables à l’intérieur desquels les cellules peuvent enfermer des toxines, de manière à les éliminer sans risque de contact.

D’autres exosomes transportent des quantités diverses d’ARN, donc d’information génétique. Et que sont les virus, sinon des enveloppes semblables à celles des exosomes, munies de certains récepteurs, et contenant une quantité suffisante d’information génétique pour être reproduits à l’identique par d’autres cellules ?

Voilà qui conforte mes hypothèses sur les virus programmateurs de détoxination cellulaire : d’abord le fait que les cellules savent exporter des molécules indésirables. Je me souviens encore, fin des années soixante, m’être tordu les méninges pour imaginer que des cellules seraient capables de trier entre bonnes molécules, adaptées au métabolisme, et mauvaises molécules, échappant aux enzymes disponibles.

Pour imaginer d’abord que certaines molécules indésirables pouvaient « tromper » la vigilance cellulaire et traverser les membranes pour aboutir dans le cytoplasme, voire dans le nucléoplasme et polluer ces zones vitales. Ce point est aujourd’hui démontré par les travaux d’avant-garde d’Helen Vlassara & al. montrant que certains AGE (molécules issues de la cuisson) sont génotoxiques, donc capables de détraquer l’ADN pourtant bien protégé dans le noyau.

Un gros coût cognitif aussi pour en venir à postuler que les cellules seraient capables de rejeter des molécules non ou imparfaitement dégradées. Donc des molécules encombrantes ou toxiques, que la cellule n’est pas forcément en mesure de traiter correctement, sa programmation génétique n’étant pas prévue pour ces types de molécules. La découverte des exosomes confirme maintenant qu’il existe effectivement une voie d’exportation sécurisée destinée aux matières dangereuses.

Et le point le plus important pour la théorie du virus détoxinateur cellulaire : la cellule est capable d’emballer dans des exosomes des séquences complètes d’ARN, en d’autres termes : de fabriquer des virions en bonne et due forme, qui pourront transporter cette information génétique jusqu’aux autres cellules et même la délivrer à d’autres organismes.

La notion de cellule « virogène » trouve ainsi confirmation : si une cellule peut emballer et expédier de l’information génétique sous forme de virions, rien n’exclut que certaines cellules spécialisées ne soient capables de concocter une séquence virale nouvelle dans un but biologique précis. Elles sont parfaitement équipées pour le faire, à partir de leur ADN qui représente une somme d’informations gigantesque, plus complexe que nos plus grosses bibliothèques, et intégrant tous les secrets de la vie. En puisant par exemple dans la masse de séquences virales présentes à raison de 42 % dans l’ADN humain.

Comment reconnaître alors le but de l'opération ? Simplement en observant ce qui se produit lors d’une contamination virale. Toutes les observations que j’ai pu réaliser, depuis des dizaines d’années sur les personnes pratiquant une alimentation naturelle équilibrée sensoriellement, ont répondu aux mêmes critères : catarrhes, éruptions, exsudations, diarrhées et urines malodorantes, manifestations que l’on peut difficilement interpréter autrement que comme des éliminations de matières indésirables.

Ainsi, la boucle se boucle. Les cellules savent fabriquer des virus, au même titre que des exosomes, chargés d’une information génétique transmissible aux autres cellules du corps et à tous les représentants de l’espèce ; cette information programme l’élimination de certaines classes de toxines issues de l’alimentation dénaturée ; ces toxines sont rejetées dans l’environnement cellulaire par l’intermédiaire des exosomes ; le processus de détoxination se poursuit dans le milieu interne (sang, lymphe, liquide interstitiel, céphalo-rachidien, sinovie etc.) de manière parfaitement contrôlée, à travers des mécanismes inflammatoires restant frustes ou asymptomatiques.

Les mécanismes inflammatoires visant à évacuer les molécules rejetées peuvent cependant s’emballer et devenir destructeurs lorsque des apports de molécules indésirables se poursuivent pendant qu'ils sont à l'œuvre. On comprend bien que le système immunitaire, réglé pour déterminer des processus inflammatoires adaptés aux quantités de toxines éliminées par les cellules, soit dépassé lorsque des quantités démesurées de toxines analogues sont introduites dans le sang à partir de l’alimentation dénaturée.

Et ce n’est pas tout : une découverte toute récente vient d’apporter un élément de confirmation supplémentaire. Il vient d’être démontré que des lymphocytes, cellules essentielles du système immunitaire, sont capables de fabriquer ex nihilo les protéines du fameux récepteur CD4, qui permet au VIH (virus du sida) de pénétrer dans les cellules. Ex nihilo s’entend : à partir de leur propre ADN et sans avoir jamais rencontré de VIH.

En d’autres termes, les lymphocytes, en principe chargés de synthétiser des anticorps, sont capables de générer la protéine tout à fait spécifique qui permet au virus de se faufiler dans la cellule. Il serait hautement incohérent que les cellules de défense sachent par nature construire la porte d’entrée pour un virus ennemi. Le tableau est beaucoup plus logique si l’on pose que le système immunitaire ouvre la porte qui permettra au virus d'apporter à la cellule une information biologiquement utile.

Il est ainsi démontré maintenant que des cellules sont capables de faire ce qu’il faut, et qui n’est pas simple du tout, pour qu’un virus puisse y pénétrer. Ce n’est là qu’une étape dans l’ensemble de ce que sont censées faire des cellules « virogènes » telles que je les ai définies, afin de mettre au point un virus complet. Mais c'est un pas déjà très important qui cautionne l’idée que l’ensemble du processus viral trouve sa source dans la cellule, et non à la faveur de rencontres moléculaires hasardeuses dans le milieu extérieur.

Admirons au passage l'efficience des réalités biologiques.  Les cellules vivantes ont su mettre au point un système d'auto-nettoyage unitaire et renouvelable, doublé d'un système d'expédition postal servant à la fois d'envoi d'information et de poubelle hermétique. Ce qu'on peut appeler du « tout en un » ! Le maintien de l'intégrité moléculaire est une tâche essentielle, et l'on comprend, même en termes darwiniens, que la Vie ait prévu des mécanismes hautement performants pour lutter contre toute forme de pollution. Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est l'irruption de la pollution culinaire et l'avalanche sans précédent de molécules perturbatrices dans les méandres du métabolisme.

On peut seulement se demander pourquoi les chercheurs ne sont pas arrivés plus tôt à cette hypothèse sur la fonction des virus. Sans doute la peur pastorienne de la maladie contagieuse, cette même peur que l'on peut actuellement mesurer à l’affolement ridicule de la planète face au Cov-19.

Encore un mot pour terminer : je compte maintenant une dizaine de cas de personnes pratiquant une alimentation préculinaire contaminées par le SRAS-cov-2. Chacun de ces cas s'est traduit par des symptômes extrêmement légers, un ou deux jours de fièvre modérée, alitement passager, élimination de matières par les voies classiques. Pas plus de dérangements que lorsqu’on fait le ménage ou qu’on décrasse son moteur de voiture. Il ne s'agit bien sûr pas d'une vérification statistique, loin s'en faut. Mais c'est une première indication qui converge avec tout ce qui a été constaté précédemment sur les virus courants, y compris le VIH.

De quoi réconcilier Pasteur et Béchamp, chacun y trouvant son compte : les virus ont une action qui peut se révéler pathogène dans le cadre alimentaire traditionnel ; des exosomes sont éliminés par les cellules et déversent effectivement des substances nocives dans les masses circulantes. Ce qu'en revanche ni l’un ni l’autre n’ont vu, c’est que la pathogénicité apparente pourrait bien se situer non au niveau des micro-organismes, mais à l’échelle moléculaire.

Faute de connaître les effets de la préparation culinaire (Maillard n’a découvert l’altération des protéines par la chaleur qu’en 1911), ils ne disposaient pas des données biochimiques nécessaires pour discerner la cause moléculaire des symptômes associés à la présence du virus. Sur le plan clinique non plus, ils n’ont jamais pu observer le comportement d’un organisme porteur de virus mais exempt de pollution culinaire.

Seules des observations à long terme réalisées dans un référentiel préculinaire pouvaient révéler que les processus biologiques associés à la présence des virus courants sont programmés pour rester parfaitement contrôlés. Ces observations ont maintenant 56 ans, elles ont été confirmées par celles de différents médecins et naturopathes dans leur pratique clinique. Elles peuvent être, à chaque instant et par chacun, réitérées par la simple application des lois naturelles de l'alimentation (absence de pollution culinaire et équilibration instinctive des prises alimentaires).

Précisons que ce qui précède n'implique par nécessairement TOUS les virus. Il existe des situations accidentelles dans tous les systèmes, et même dans les systèmes biologiques sans doute. On pourrait imaginer que certains virus sont issus de mutations malencontreuses et peuvent de ce fait exercer des nuisances et s'avérer dangereux. Le seul moyen de trancher sera de soumettre de tels virus à une expérimentation clinique systématique dans le référentiel préculinaire, afin de discerner les causes de morbidité : caractère génétique du virus, ou pollution moléculaire du terrain (ou les deux à la fois et dans quelle proportion).

Le problème difficilement soluble qui subsiste, c’est de faire connaître et vérifier ces éléments théoriques par le monde médical ou paramédical. Ils impliquent un changement majeur de paradigme, auquel s’opposent les croyances populaires, la paresse intellectuelle, la tradition médicale, le financement des recherches nécessaires et, obstacle non négligeable, les intérêts des grands groupes pharamaceutiques. Sans compter le biais systématique d'observation que produit l'universalité de l'alimentation transformée.

L'impasse actuelle pourra-t-elle ouvrir les esprits ?  Les paris sont ouverts.

 

 

 

A propos de l'auteur

Guy-Claude Burger

Guy-Claude Burger


Physicien, mathématicien, musicien, psychologue, chercheur, auteur, empêcheur de tourner en rond...

Minibiographie : http://bit.ly/37sAR80

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