Culture-Nature

Miracle ! Repousse des cheveux à 84 ans avec une alimentation instinctive

J'ai 84 ans d'âge, 54 ans d'instincto, et des cheveux qui repoussent ! Une large mèche sur le devant du front, sortie il y a peut-être deux mois, et qui atteint maintenant presque 5 cm. En plus, l’ensemble de ma chevelure se recolore par la racine, sur à peu près la même longueur. Voilà qui confirme qu'une alimentation naturelle garantit un fonctionnement hors pair du système immunitaire. C'est en effet par auto-immunité que les follicules où se forment les cheveux et les mélanocytes qui les colorent se font normalement détruire avec l'âge.
 
Mais ce n'est pas tout : j'avais perdu, suite à une période de six mois sans approvisionnement convenable (fruits et légumes chimiques, aucune source de protéines), 4,5cm sur ma taille de 175cm. Plus que 170,5cm, constaté par le médecin stupéfait. Sans doute un tassement des disques intervertébraux. S'il y a 23 disques, cela fait environ 2mm par disque.
 
Et voilà que, récemment, une sorte de lumbago vagabond se promène le long de ma colonne vertébrale, oscillant entre sciatique et torticolis, m'obligeant à prendre régulièrement du repos. Un médecin digne de ce nom aurait conclu à une rachialgie, due à une dégénérescence des disques, sans doute irréversible. Or, je viens de mesurer ma taille, craignant plutôt de constater un nouveau ratatinement, comme cela se devrait avec les années qui passent.
 
Mais, surprise : l'altimètre indique 173cm ! Soit 2,5cm de regagné, un bon millimètre par disque… un petit miracle qui défie toutes les annales de la médecine. On perd des centimètres avec l'âge, et jamais on ne se remet à grandir. De même qu'on perd ses cheveux et qu'on les voit grisonner, et qu'on ne les voit jamais repousser ni reprendre de la couleur.
Alors, comment expliquer la chose ? Il faut bien rechercher quelques facteurs spécifiques, étant donnée la rareté de régénérations comme celles-ci.
 
Je vis depuis trois ans au Portugal. Serait-ce une action du climat ? S’il joue un rôle, c’est sans doute plutôt par son action sur la qualité des produits alimentaires. La vigueur du soleil, la pureté de la terre, moins usée par les cultures que celle du terroir français, pourraient expliquer la saveur souvent extraordinaire des fruits et légumes que nous trouvons ici, ou que nous y faisons pousser nous-mêmes. Saveur signifie également qualité nutritionnelle.
 
J’ai de plus en plus de raisons de penser que les molécules dénaturées présentes dans les engrais traités par la chaleur intoxiquent les plantes comme elles nous intoxiquent nous-mêmes à partir du contenu de notre intestin. Vous connaissez sans doute la fameuse expérience de Pottenger sur les effets de viande cuite. Les petits pois cultivés dans le terrain où avaient déféqué les chats recevant de la viande cuite présentaient un goût prononcé de caca de chat, au point d’entraîner des réclamations des consommateurs, alors que ceux qui provenaient des terrains recevant les crottes de chats nourris cru avaient un goût normal.
 
Des molécules dénaturées avaient donc échappé à la digestion des félins, pénétré dans le sol, puis franchi les barrières racinaires pour remonter dans la sèvre et s’accumuler dans les pois, au point d’être reconnaissables même après cuisson. Voilà qui en dit long sur les conséquences des procédés agricoles en termes de pollution tant pour l’humus, que pour les productions agricoles, et nos propres organismes.
 
Les engrais fabriqués à partir des boues sortant des stations d’épurations ou des scories issues des stations d’incinération, de même que ceux que l’on fabrique à partir des déjections d’animaux recevant les aliments aujourd’hui classiques dans tous les élevages, et même les composts réalisés à des températures dépassant les températures vitales, tout cela représente un flot incommensurable de molécules dénaturées, dont bon nombre passent dans les plantes et finissent leur course dans nos organismes.
 
Et personne ne s’en doute. Le phénomène est parfaitement silencieux, si ce n’est que les maladies se multiplient aussi bien chez les végétaux que chez leurs consommateurs. Je définissais il y a déjà des décennies une culture « bio-originelle », excluant non seulement les molécules de synthèse, mais également les molécules dénaturées par la chaleur. L’importante réduction de ces désordres moléculaires expliquerait-elle cette étonnante capacité de régénération de mon cuir chevelu et de mes disques intervertébraux ?
 
Un autre facteur a aussi pu jouer, probablement plus déterminant : le changement dans les apports protidiques. Nous élevons depuis trois ans des poules et des canards. J’ai donc pu faire une cure d’œufs de poules et de canes, dont la richesse nutritionnelle est légendaire. De plus, nos animaux sont nourris sans la moindre source de molécules dénaturées. Surfaces herbeuses, terre de jardin, tas de compost, quelques céréales bios, eau sans chlore, air pur et soleil. De quoi fabriquer des œufs aussi proches que possible des œufs que nos ancêtres primates pouvaient trouver dans la nature.
J’ai donc mangé en moyenne la valeur de deux bons œufs de taille ordinaire par jour (trois ou quatre de nos poules naines). Nous trouvons de plus ici d’excellentes huîtres et moules sauvages, incomparables avec les produits d’élevage. On donne en effet de nos jours des « engrais » dans les élevages de coquillages, c’est-à-dire des produits dénaturés par la chaleur.
 
Autre facteur possible encore : l’introduction plus régulière d’insectes dans ma plage alimentaire et réduction drastique de la viande. Les arthropodes apportent des protéines différentes, auxquelles l’organisme humain a toutes les chances d’être mieux adapté. La plupart des primates consomment régulièrement des termites et des larves en tous genres. Cela s’est certainement inscrit dans le génome dont nous sommes les héritiers. Le fait que la surconsommation de viande de vertébrés provoque des troubles au niveau des ongles, de la peau, des poils etc. montre en effet que les kératines animales sont mal assimilées (les arthropodes n’en contiennent aucunes). Et si nous sommes mal adaptés aux kératines, il y a toutes les raisons que nous le soyons aussi à bien d’autres protéines apportées par les vertébrés.
 
Un point plus général mérite également réflexion. La médecine considère toute rachialgie comme un trouble = un désordre = une maladie. Or, la notion même de pathologie doit être révisée : l’expérience de l’alimentation naturelle montre régulièrement que la plupart des processus considérés comme pathologiques doivent normalement se dérouler sans symptômes. Dans les conditions naturelles, les mécanismes inflammatoires qui produisent couramment rougeur, hypersensibilité, œdème et douleur, restent contrôlés de telle sorte qu’ils sont à peine désagréables. Toute sensation disparaît au moment où l’on trouve la position antalgique, c’est-à-dire celle qui permet à l’organisme de cicatriser dans de bonnes conditions. Il faut le vivre pour le croire, mais aussi bien une fracture qu’une blessure, une éruption ou une racine dentaire en train de se résorber restent strictement indolores et sans complications lorsque l’alimentation est indemne de molécules non originelles et correctement équilibrée.
 
Il faut donc se sortir de la tête l’idée que ces processus sont des maladies. Ils apparaissent parfaitement programmés en durée et en intensité, de sorte qu’on peut les considérer comme voulus par l’organisme, et donc leur attribuer une finalité. Ceux qui ont suivi mes cours reconnaîtront la définition des « maladies utiles », limitées dans le temps et asymptomatiques dans le cadre de l’instincto, visant à maintenir l’intégrité de l’organisme, par opposition aux « maladies vraies » reconnaissables à une dégénérescence des organes. Les premières sont des processus d’ordre, alors que les secondes évoluent vers un désordre.
 
Dans cette perspective, cette nouvelle expérience montre qu’un lumbago, un torticolis, une rachialgie en général doivent être considérés comme des « maladies utiles ». En effet, toute sensation de douleur disparaissait lorsque je m’allongeais dans certaines positions, sans doute des positions favorables à la régénération, bien que variables suivant les jours. J’ai aussi pu constater, au réveil, un réflexe d’étirement qui me rappelait mon enfance. Déjà gosse, j'avais été frappé par ce besoin de m’étirer tous les matins, qui a disparu avec l’accès à la taille adulte. Il s’agit manifestement d’un réflexe favorisant la croissance de la colonne vertébrale, réapparu au cours du processus qui m’a valu de récupérer ces 2,5 cm de taille.
 
On verra maintenant si le processus continue jusqu’à récupération des 4,5 cm perdus, ou au moins dans le sens d’un renforcement du rachis, meilleure résistance à l’effort répété, etc. Les paris son ouverts...

Ci-dessus, une photo de l'avant de ma chevelure : une fois cheveux en position normale (qui me surprenait par une abondance inhabituelle) et une fois peignés en séparant en deux mèches les cheveux anciens et les cheveux nouveaux qui viennent de repousser sur le haut du front (encore deux fois moins longs environ).

 

A propos de l'auteur

Guy-Claude Burger

Guy-Claude Burger


Physicien, mathématicien, musicien, psychologue, chercheur, auteur, empêcheur de tourner en rond...

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