142.000 virus dans les boyaux ?


142.000 virus dans les intestins ??

Mais non mais non mais non… rassurez-vous : il y en a certainement beaucoup PLUS !

Et il ne s'agit pas de particules virales, de virions comme disent les virologues. Mais bien de 142.000 espèces de virus différents.

De plus n’ont été dénombrés là que les virus à ADN dénommés bactériophages. Il faudra y ajouter tous les virus à ADN possibles qui ne sont pas des bactériophages, et aussi Dieu sait combien d'espèces de virus à ARN.

Voilà ce que nous apprend une étude qui vient de paraître dans une revue scientifique tout ce qu’il y a de plus sérieuse, Cell, avec comité de lecture comme il se doit. Date de parution : 16 février 2021. Y ont travaillé cinq auteurs émérites qui ont courageusement séquencé les génomes viraux de plus de 20000 contenus intestinaux humains.

De quoi nous refaire une tout autre vision du microbiote intestinal. Chacun sait que celui-ci est constitué d'un bactériome, comptant autour de 100 mille milliards de bactéries réparties en plus de 200 classes, dont on a enfin compris l’importance vitale pour la santé, pour la nutrition, pour le système immunitaire. Et voilà qu’il faut y ajouter des centaines des milliers d'espèces de virus – on n’ose plus estimer le nombre de particules virales.

À mettre en rapport avec ce que l'expédition scientifique Tara Océans montrait elle aussi tout récemment : qu'il y a dans l'eau de mer la plus pure entre 200.000 et un milliard d'espèces de virus, à raison de 100.000 particules virales par mm³. Eh oui, dans une minigoutte d’eau, du volume d’une tête d’épingle, vous trouvez 100.000 particules virales !

D'autres chercheurs ont découvert dans le même temps qu'il en tombe du ciel, dans l'air que nous respirons, de quoi inhaler 20.000 particules virales par respiration. Cela dans ce que nous appelons un air pur et non pollué...

Mettez vos masques !

Le problème réel des virus n'a donc pas grand-chose à voir avec le paradigme de l'agent pathogène issu des travaux de Pasteur : le méchant virus qui arrive tout seul pour vous attaquer avec pour seul but de se multiplier à vos dépens et de vous rendre malade. Il faut reprendre tout ça à zéro et apprendre à penser différemment. 

Les virus comme les bactéries peuplent la biosphère et l’ont fait bien avant nous. Coévolution à l’appui, nous leur sommes nécessairement adaptés. Ils font partie intégrante du miracle biologique. Le problème, plutôt que de les combattre, est de comprendre quels sont leurs fonctions et d'où ils proviennent.

Jusqu'ici, les virologistes nous laissaient penser que les virus résulteraient d’assemblages moléculaires dus au hasard, et qu’ils se transformeraient à coups de mutations purement accidentelles.

Mais ne serait-il pas de loin plus vraisemblable de penser qu’ils sont fabriqués et remis à jour par les cellules elles-mêmes ? Voilà qui expliquerait qu’ils possèdent les clés hautement improbables qui leur permettent de traverser la membrane pour pénétrer dans le cytoplasme et, pour certains, d’aller jusque dans le noyau pour interagir avec l’ADN.

Il assureraient une sorte de transmission horizontale d’information génétique entre les cellules d’un organisme, entre les organismes d’une même espèce voire d’espèces différentes, alors que la reproduction, sexuée ou non, en assure la transmission verticale. Ils ont ainsi pu jouer un rôle essentiel dans l'évolution des espèces.

C'est d'ailleurs ce qu'a prouvé une autre découverte assez récente démontrant que le passage évolutif des ovipares aux mammifères s’est effectué grâce à un virus, dont nous portons encore l'héritage dans notre propre ADN. C'est grâce à ce virus, grâce aux gènes dont il nous a fait bénéficier, que nous savons fabriquer la membrane placentaire chargée de transmettre les nutriments maternels et l'oxygène au fœtus.

De quoi reconsidérer tout le problème viral à la base, et réfléchir différemment même quand il s'agit de coronavirus. Le SARS-cov-2 n’est peut-être en soi pas plus méchant qu'un autre, son apparente nocivité tenant simplement au terrain plus pollué que jamais que lui offrent nos organisme sous l'égide de McDonald's et des transformations culinaires en général.

En fait, cette problématique s'est déjà profilée dans les années 60, à partir des premières observations que j’ai pu faire sur les maladies virales dans le référentiel pré-culinaire, c'est-à-dire sous instincto, ou encore : dans des conditions d’alimentations aussi naturelles que possible. La constatation que les symptômes classiques de ces soi-disant maladies disparaissent lorsqu'on mange 100% naturel et réapparaissent pour un seul aliment étranger à la plage alimentaire primitive de l’homme.

J'ai retrouvé la petite brochure écrite à l'époque qui démontre en dix points que les virus courants, notamment ceux des maladies d'enfants, sont utiles à la santé. Mon hypothèse était qu'ils apportent à nos cellules une information génétique complémentaire leur permettant de programmer l'élimination de molécules nocives, issues de la préparation culinaire, molécules qu'elles ne savent pas éliminer à partir de leur propre génétique -- chose assez logique, vu que la cuisine est un phénomène relativement récent dans l'évolution.

Cette hypothèse du « virus complément de programme de détoxination cellulaire » s'est largement confirmée à travers toutes les observations empiriques que j’ai pu faire depuis une cinquantaine d'années. Les récentes découvertes scientifiques viennent maintenant de façon magistrale rendre cette hypothèse plus crédible, vu la place majeure que les virus occupent dans les milieux externe et interne.

Pas étonnant que certains virus se soient spécialisés dans le maintien de l’intégrité des organismes face aux désordres moléculaires qui ont toujours pu exister dans le milieu naturel, sous l’effet de toutes sortes d’accidents – incendies, éruptions volcaniques, ultraviolets, radioactivité naturelle. Pourquoi nous paraissent-ils alors pathogènes ? Bien évidemment par ce que les désordres moléculaires se sont dramatiquement multipliés dans nos corps depuis l’invention de la cuisine, de l’agriculture et de l’élevage.

Et sur le plan pratique : comment faut-il réagir lorsqu'un virus provoque des symptômes indésirables ? Aller s’empoisonner à force d’AZT, de Remdesivir ou autres antivirus ? Fabriquer des vaccins de plus en plus improvisés au fur et à mesure qu’il y aura plus d’épidémies ?

Tout l’édifice des croyances virologiques risque bien de s’effondrer face aux réalités biologiques. Les progrès du crudivorisme obligeront sans doute la médecine, en lui fournissant un nouveau référentiel d’observation, à changer son fusil d’épaule et à prendre pour cible non les virus, mais les terrains de plus en plus sujets à la pollution culinaire...

Ce sont tous ces points sensibles que j'aborde dans le nouveau cours « Vie et Virus » que je suis en train d'enregistrer. Je découvre moi-même une foule de choses renversantes et passionnantes qui pourront vous intéresser, sur les virus et sur les mécanismes encore mal connus de l’ADN.

Dans l’intervalle vous pouvez lire la petite brochure que j’avais écrite dans les années 80 :« Un nouveau modèle théorique du processus viral », en version française, allemande ou anglaise.

Le cours lui-même sera sous-titré allemand et anglais.

Pour en savoir plus :  www.culture-nature.eu